Moussa Kaka, la fin d’une “folle spirale”

Moussa Kaka est libre (AFP)

DERNIERE MINUTE. La justice nigérienne a ordonné la remise en liberté provisoire du journaliste. Robert Ménard, qui a oeuvré pour sa libération, commente cette décision pour le blog CFJ-Prix Bayeux.

Il sera resté 384 jours en détention. Le correspondant de Radio-France Internationale (RFI) et de Reporters sans Frontières (RSF) au Niger, par ailleurs directeur de la radio privée Saraounya, est sorti de prison le 7 octobre. Il était poursuivi par la justice de son pays, qui l’accuse d’avoir eu des liens avec le Mouvement nigérien pour la Justice (MNJ), un groupe de rebelles touaregs.

“La justice a pris la bonne décision. Il n’y avait rien dans le dossier. Un des deux juges d’instruction avait déjà demandé sa remise en liberté provisoire”, explique Robert Ménard, fondateur de Reporters sans Frontières et membre du jury du Prix Bayeux 2008, joint au téléphone par le blog CFJ-Prix Bayeux.“C’était la pire des publicités faite au Niger ; les gens associaient le pays à l’emprisonnement de Moussa”, ajoute-t-il.

La procédure n’est pas pour autant terminée, la cour d’appel ayant requalifié les faits. Alors qu’il était poursuivi pour “complicité de complot contre l’Etat”, Kaka a été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour “atteinte à l’intégrité du territoire national”.

Son avenir, le journaliste le voit parmi les siens. “Moussa a envie de travailler au Niger. Il n’a pas l’intention de quitter son pays”, assure Robert Ménard, satisfait de voir que la justice a donné “un coup de frein à une spirale complètement folle”.

Xavier Monferran

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