Bayeux est aussi un lieu de recueillement pour les familles. Depuis 2006, dans le cadre d’un partenariat entre la mairie et Reporters sans frontières, un mémorial dédié aux reporters tués dans le monde est ouvert au public.
A l’entrée, une citation de Simone de Beauvoir accueille le visiteur : “Se vouloir libre, c’est aussi vouloir les autres libres.” Le long d’une promenade paysagère, chacun peut se recueillir auprès de stèles blanches, gravées des noms des journalistes décédés. Conçu par l’architecte et paysagiste Samuel Craquelin, situé à côté du Mémorial de la Bataille de Normandie, le Mémorial cultive la mémoire des 1880 journalistes décédés depuis 1944 dans l’exercice de leurs fonctions.
Lors de l’inauguration le 7 octobre 2006, Michèle Montas, veuve du journaliste haïtien Jean Dominique, assassiné le 3 avril 2000 devant le siège de sa radio, déclarait, émue : « C’est le seul endroit au monde où le nom de mon mari est inscrit dans la pierre. »
Samedi 10 octobre à 17 heures, la ville de Bayeux inaugurera la stèle 2007, gravée des noms des 87 journalistes décédés pendant l’année. En effet, chaque année, à l’occasion du Prix Bayeux, une nouvelle stèle est inaugurée pour rendre hommage aux journalistes morts l’année précédente.
Samedi, Robert Ménard, fondateur de Reporters sans frontières, sera présent aux côtés de familles de victimes. Des proches de Hrant Dink, journaliste turc d’origine arménienne, seront à Bayeux pour rendre hommage à leur ami, assassiné à Istanbul le 19 janvier 2007 devant le siège de son journal.
Mélinda Trochu
Tags: mémorial des reporters

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