EXPOSITION. « Le poids des mots, le choc des photos. » La formule de Paris Match est souvent justifiée. Une photo peut marquer toute une vie. Les clichés de l’Agence France-Presse font partie de ces photos mémorables. Au Musée de Gaulle, un panneau de miniatures retrace les conflits de 1994 à 2003. Bosnie, Rwanda, Irak, Cisjordanie, Afghanistan, autant de terres de conflits médiatisées par des photos chocs.
« Ah celle-là je la connais ! », s’exclame une jeune femme en pointant du doigt une photo sur l’Afrique. Dans toutes les expositions, on découvre des clichés touchants, violents, incroyables… Et parfois, on s’arrête parce qu’on reconnaît une photo gravée dans notre mémoire. On ne sait pas toujours où elle a été prise ni où on l’a vue pour la première fois, mais on la reconnaît. Et l’émotion reste la même.
L’exposition « 15 ans de conflits dans le monde » regorge de clichés incontournables tels que cette femme, l’air hagard, couverte de poussière lors du 11 septembre 2001. Ou encore ces clichés d’enfants entaillés par des machettes au Rwanda.
Deux amies, habitantes de Bayeux, ont l’intention d’aller voir les sept expositions du Prix. “Celle-ci est très bien faite », assure Julie Saint-Bomer. « Le descriptif papier des photos n’est pas dans l’ordre mais c’est quand même une bonne idée. » Jennifer Holopherme, son amie, la reprend : « Moi, je pense qu’il aurait peut-être fallu mettre le nom du photographe en dessous des photos. »
L’expo, composée d’une trentaine de clichés et d’un panneau de miniatures ne met pas très en valeur les photos. Mais la force des images attrape quand même les visiteurs. Bien que Bayeusain, François-Régis Le Roy a découvert le Prix tardivement : « C’est une semaine vraiment intéressante, peut-être l’une des meilleures manifestations de la ville. »
Inscrit au jury photo du public, il analyse avec justesse les clichés : « Le dernier panneau m’a assez impressionné par la qualité des photos. On y voit de la peur, de la révolte, de l’injustice, de la domination… Elles sont incroyables. » Sans légende, il n’est pas facile de savoir dans quel pays ont été prises les images, « mais on reconnaît quand même plus ou moins les contextes ». François-Régis Le Roy estime: « Toutes ces photos sont chargées de violence. Toutes montrent les aberrations du monde actuel. »
Mélinda Trochu
Exposition visible jusqu’au 31 octobre au Musée de Gaulle, 10, rue Boubesneur. Entrée libre, tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h à 18h.
Tags: exposition, photos

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