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	<title>Le blog du Prix Bayeux-Calvados &#187; Alexis Jacquet</title>
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	<pubDate>Sun, 21 Jun 2009 17:45:03 +0000</pubDate>
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		<title>Photo du jour : le public plébiscite Robert Ménard</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 15:17:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Jacquet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Photo du jour]]></category>

		<category><![CDATA[prix bayeux]]></category>

		<category><![CDATA[reporters sans frontières]]></category>

		<category><![CDATA[robert ménard]]></category>

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		<description><![CDATA[
PHOTO DU JOUR. Samedi, à 14 h, au salon du livre.
Fraîchement retraité de Reporters sans frontières, Robert Ménard était samedi à Bayeux, au Salon du Livre, pour présenter son nouvel ouvrage, Des libertés et autres chinoiseries, dans lequel il revient sur son parcours de militant des droits de l&#8217;homme. Il s&#8217;est également entretenu avec le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/imgp4661web.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1226" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/imgp4661web.jpg" alt="" width="390" height="260" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PHOTO DU JOUR. Samedi, à 14 h, au salon du livre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Fraîchement retraité de Reporters sans frontières, Robert Ménard était samedi à Bayeux, au Salon du Livre, pour présenter son nouvel ouvrage, <em>Des libertés et autres chinoiseries</em>, dans lequel il revient sur son parcours de militant des droits de l&#8217;homme. Il s&#8217;est également entretenu avec le public en début d&#8217;après-midi au Forum Médias, où il s&#8217;est expliqué sur la Chine, sur ses relations avec le gouvernement français et sur sa légion d&#8217;honneur, qu&#8217;il a finalement accepté &#8220;en hommage à son père&#8221;. Et pour son départ, le public lui a réservé une ovation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alexis Jacquet</strong></p>
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		<title>Alain Buu vu par Alain Buu</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 14:10:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Jacquet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

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		<description><![CDATA[
VERBATIM. Surtout connu pour ses photographies des cavaliers afghans, Alain Buu s&#8217;est aussi longuement intéressé à la question de l&#8217;enfant-roi en Chine. Le photojournaliste a accepté de commenter certaines de ses photos. 



Un adolescent se fait porter par sa mère, à Pékin, en août 2006 (Alain Buu)


2006, Pékin. En Chine, j&#8217;ai observé que la politique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/imgp4628web.jpg"><img class="size-medium wp-image-1058 alignright" style="margin: 2px 6px;" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/imgp4628web-200x300.jpg" alt="Alain Buu, surtout connu pour ses photographies sur les cavaliers afghans." width="99" height="149" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>VERBATIM. Surtout connu pour ses photographies des cavaliers afghans, Alain Buu s&#8217;est aussi longuement intéressé à la question de l&#8217;enfant-roi en Chine. </strong><strong>Le photojournaliste a accepté de commenter certaines de ses photos.</strong><strong> </strong></p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1136" class="wp-caption alignleft" style="width: 282px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/enfantunique07web.jpg"><img class="size-medium wp-image-1136" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/enfantunique07web-300x238.jpg" alt="Un adolescent se fait porter par sa mère, à Pékin, en août 2006 (Alain Buu)" width="272" height="215" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Un adolescent se fait porter par sa mère, à Pékin, en août 2006 (Alain Buu)</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>2006, Pékin. </strong>En Chine, j&#8217;ai observé que la politique de l&#8217;enfant unique menée depuis près de trente ans est centrale. Une génération entière d&#8217;enfants devenus des rois, mais aussi des dictateurs&#8230; Des gamins pourris, il faut le dire. Bien plus que le sont les enfants occidentaux. Bientôt, cette génération arrivera au pouvoir et sa mentalité ferait presque peur.<span id="more-1057"></span></p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai choisi une photo prise sur la place Tian&#8217;anmen qui résume très bien cet esprit : on y voit un mari portant le sac de sa femme. Et sa femme, portant son fils sur le dos. Un fils qui doit avoir plus de 12 ans! Des scènes comme celle-ci, on en voit à tous les coins de rue. Comme de plus en plus d&#8217;enfants chinois, cet ado est obèse. Les parents gavent leur enfant, croyant agir par amour. D&#8217;ailleurs, en Chine, le sur-poids est même devenu synonyme de bonheur et de richesse&#8230;</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1144" class="wp-caption alignright" style="width: 289px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/enfantunique36web.jpg"><img class="size-medium wp-image-1144" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/enfantunique36web-300x239.jpg" alt="Les enfants d'une école clandestine continuent de hisser le drapeau chinois chaque matin (Alain Buu)" width="279" height="223" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Les enfants d&#8217;une école clandestine continuent de hisser le drapeau chinois chaque matin (Alain Buu)</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>2007, banlieue de Pékin. </strong>Prendre cette photo a été très difficile. J&#8217;ai dû négocier pendant très longtemps, puis promettre que je ne divulguerais ni l&#8217;adresse ni le nom de cet endroit. Il s&#8217;agit d&#8217;une école clandestine, un autre effet pervers de la politique de l&#8217;enfant unique. Puisque les familles n&#8217;ont pas le droit d&#8217;avoir deux enfants, et que tout le monde veut un fils pour perpétuer la lignée, il existe de très nombreux enfants fantômes. Ils ne sont pas déclarés auprès des autorités, n&#8217;ont pas de papiers, pas d&#8217;existence légale. L&#8217;école, normalement gratuite et obligatoire, ne peut pas les accueillir. Résultat, de nombreuses écoles clandestines, privées et payantes se sont créées. Celle-ci en est une. Le plus paradoxal dans cette histoire, c&#8217;est que même rejetés par l&#8217;Etat, ces enfants continuent de hisser le drapeau chinois tous les matins, et de chanter les chants patriotiques.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est l&#8217;une des grandes difficultés lorsqu&#8217;on travaille en Chine : le patriotisme tourne à l&#8217;obsession. Donc je suis obligé de m&#8217;y rendre avec un visa de touriste. Lorsque j&#8217;arrive à un endroit pour prendre des photos, je ne reste jamais plus de 20 minutes, pour éviter d&#8217;être repéré.</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1139" class="wp-caption alignleft" style="width: 291px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/enfantunique62web.jpg"><img class="size-medium wp-image-1139" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/enfantunique62web-300x238.jpg" alt="En juillet 2007, des parents recherchent leur petite fille enlevée (Alain Buu)" width="281" height="223" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">En juillet 2007, des parents recherchent &#8220;petite fleur&#8221;, leur fille enlevée quatre jours plus tôt (Alain Buu)</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>2007, Yunnan. </strong>Lorsque j&#8217;ai pris cette photo, j&#8217;ai tout d&#8217;abord pensé qu&#8217;elle était mauvaise. Je cherchais à illustrer un phénomène en pleine explosion en Chine : l&#8217;enlèvement des petits garçons. Mais sur ce cliché, pris dans un petit village du Yunnan (sud), une région connue pour ses enlèvements, les parents recherchent une fille. Au début, je n&#8217;ai pas compris. En fait, puisque tout le monde cherche à avoir des garçons, un déséquilibre démographique terrible est en train de se créer. De plus en plus de garçons, de moins en moins de filles. Et donc des hommes qui, plus tard, n&#8217;arrivent pas à trouver de femmes. Alors certaines familles ont trouvé la parade : elles enlèvent des petites filles, les élèvent, et quinze ou vingt ans plus tard, les marient àleurs fils. On appelle ça la &#8220;compagne pour la vie&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alexis Jacquet</strong></p>
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		<title>Photo du jour : France Inter, en direct de Bayeux</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 22:01:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Jacquet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Photo du jour]]></category>

		<category><![CDATA[émission]]></category>

		<category><![CDATA[france inter]]></category>

		<category><![CDATA[radio]]></category>

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		<description><![CDATA[
PHOTO DU JOUR. Vendredi, 18h15, place Gauquelin-Despallières.
Animée par Bruno Duvic (au centre), l’émission de France Inter &#8220;Et pourtant elle tourne&#8221; accueillait vendredi quatre journalistes habitués des terrains de guerre : Patrick Baz (à droite), Grégoire Deniau, Lucas Menget et Eric de Lavarène. Au centre de la conversation : conditions difficiles de travail des journalistes, rôle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="center;"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/imgp4585web.jpg"><img class="size-full wp-image-1040 aligncenter" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/imgp4585web.jpg" alt="Bruno Duvic (au centre) et Patrick Baz (à droite) durant l'émission de France Inter" width="271" height="401" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><strong>PHOTO DU JOUR. </strong><strong>Vendredi, 18h15, place Gauquelin-Despallières.</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Animée par Bruno Duvic (au centre), l’émission de <em>France Inter</em> &#8220;Et pourtant elle tourne&#8221; accueillait vendredi quatre journalistes habitués des terrains de guerre : Patrick Baz (à droite), Grégoire Deniau, Lucas Menget et <span style="normal;">Eric de Lavarène. Au centre de la conversation : conditions difficiles de travail des journalistes, rôle des &#8220;fixeurs&#8221;, ces correspondants locaux, polémique sur les images de talibans dans<em> </em></span><em>Paris-Match</em><span style="normal;">… Grégoire Deniau de rappeler : &#8220;</span><em><span style="normal;"><em>Le boulot du journaliste c’est d’aller sur le terrain, sans être du côté d’une seule armée…</em>&#8220;</span></em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Noor : &#8220;C&#8217;est l&#8217;agence de la dernière chance&#8221;</title>
		<link>http://blogcfj.prixbayeux.org/2008/10/10/noor-cest-lagence-de-la-derniere-chance/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 14:22:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Jacquet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

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		<category><![CDATA[Yuri kozyrev]]></category>

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		<description><![CDATA[INTERVIEW. Créée il y a seulement un an, l&#8217;agence Noor fait sensation dans le monde du photojournalisme. Claudia Hinterseer, sa directrice, raconte ce projet audacieux. Sa naissance, ses difficultés et ses ambitions.



 

Comment est née l&#8217;agence Noor ?
Tout a commencé à la Nouvelle-Orléans, après le passage de l&#8217;ouragan Katrina. Sur place, les photojournalistes Stanley Greene [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>INTERVIEW. Créée il y a seulement un an, l&#8217;agence Noor fait sensation dans le monde du photojournalisme. Claudia Hinterseer, sa directrice, raconte ce projet audacieux. Sa naissance, ses difficultés et </strong><strong>ses ambitions</strong><strong>.</strong></p>
<p><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/claudia-hinterseer-by-joan-roig.jpg"><img class="size-medium wp-image-950 alignleft" style="margin: 2px 6px;" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/claudia-hinterseer-by-joan-roig-231x300.jpg" alt="Claudia Hinterseer, directrice de Noork (Joan Roig)" width="211" height="275" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl> </dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment est née l&#8217;agence Noor ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout a commencé à la Nouvelle-Orléans, après le passage de l&#8217;ouragan Katrina. Sur place, les photojournalistes Stanley Greene et <span class="news-body-text">Kadir van Lohuizen ont eu la même idée de faire un sujet sur les déplacés. Mais ils se sentaient un peu bridés par leurs agences respectives. Alors, instinctivement, ils se sont mis à écrire sur une feuille les noms des photographes qu&#8217;ils appréciaient, et qui avaient la même façon de travailler qu&#8217;eux. Le même amour des problématiques </span><span id="more-613"></span><span class="news-body-text">internationales, des sujets sur le long terme, etc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vous ne craignez pas l&#8217;uniformité ?<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Non! Paradoxalement, ils sont aussi tous très indépendants. Par exemple, chacun possède sa propre page sur notre site Internet. La somme de leurs personnalités est une force. Même avant de rentrer à l&#8217;agence, chacun était déjà très respecté par la profession. Si on cumule, ils ont remporté plus de 35 World Press Photo! C&#8217;est le top du photojournalisme. Bref, il nous manque surtout du temps pour participer à tous les concours&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cela reste un pari audacieux de créer une agence photo en 2008, alors que la profession connaît une crise sans précédent&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui, sans doute. Mais Noor, c&#8217;est l&#8217;agence de la dernière chance. Si ces neuf photographes là, tous talentueux, charismatiques et reconnus, ne réussissent pas, alors personne ne réussira. Nous espérons bien nous en sortir!</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vous aviez un modèle, lors de la création ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">LE modèle, c&#8217;est évidemment Magnum, il y a 60 ans. Un groupe d&#8217;amis qui rêvent de la même chose, rigolent, se crient dessus, aussi. Notre force, c&#8217;est d&#8217;être une agence très actuelle. Nous envoyons des photos du Tchad, elles sont téléchargées au Japon!</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vous avez soufflé il y a peu votre première bougie, quel est le bilan ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un bilan très positif, mais ce n&#8217;est pas facile tous les jours. Surtout les aspects économiques. Chaque photographe a apporté de l&#8217;argent au capital, il s&#8217;agit maintenant de tenir sur le long terme. Nous croyons tous en l&#8217;avenir du photojournalisme. Nous passons donc beaucoup de temps à réfléchir aux nouvelles manières de travailler. Internet a tout changé par exemple. Nous travaillons de plus en plus en collaboration avec les ONG. Tout est à réinventer, en fait.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On pourrait reprocher à Noor de miser uniquement sur des grands photographes&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est pas faux. Mais créer une agence n&#8217;est pas simple, il fallait se reposer sur des photographes solides. Ensuite, on pourra penser à recruter, ou à miser sur l&#8217;enseignement. D&#8217;ailleurs, en ce moment même, Greene et Kozyrev donnent des cours aux Etats-Unis. Nous essayons aussi d&#8217;organiser beaucoup de conférences, d&#8217;expositions, etc.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Craignez-vous la concurrence des agences filaires (AFP, Reuters etc.) ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne jouons pas dans la même cour. Leurs moyens sont énormes. Nous, nous préférons miser sur la qualité plutôt que sur la quantité&#8230; Nos concurrents sont plus Corbis, Getty, les agences qui font du grand reportage, qui vont au-delà de l&#8217;actualité. Dès que nous touchons au <em>news</em>, comme lorsque <span class="news-body-text">Samantha Appleton a suivi Barack Obama pendant un an et demi, nous avons des difficultés à vendre nos clichés. En revanche, les publications savent que nos clichés sont de grande valeur. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et les projets ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le plus important sera de réaliser des sujets communs. Les neuf photographes sur un même reportage ou une même thématique. Ou en regard, comme en Géorgie, il y a un mois et demi : <span class="news-body-text">Yuri Kozyrev</span> a travaillé du côté russe. En face, <span class="news-body-text">Jan Grarup s&#8217;est occupé de montrer le contre-champ, côté géorgien. D&#8217;ailleurs, un livre commun aux neuf photographes sortira en fin d&#8217;année. C&#8217;est un premier pas. Le reste n&#8217;est qu&#8217;une question de temps!</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Propos recueillis par Alexis Jacquet</strong></p>
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		<item>
		<title>Patrick Baz vu par Patrick Baz</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 10:42:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Jacquet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

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		<category><![CDATA[attentat]]></category>

		<category><![CDATA[Baz]]></category>

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		<category><![CDATA[photojournaliste]]></category>

		<category><![CDATA[proche-orient]]></category>

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		<description><![CDATA[DECRYPTAGE. Irak, Liban, Palestine&#8230; Depuis dix ans, Patrick Baz dirige le département Proche-Orient de l&#8217;Agence France Presse. Pour le blog Bayeux-CFJ, le photojournaliste a accepté de commenter certaines de ses photos les plus marquantes.
Liban, 1985. Cette photo m&#8217;a marqué à vie. Je couvrais le détournement de l&#8217;avion de la TWA à l&#8217;aéroport de Beyrouth. En [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>DECRYPTAGE. Irak, Liban, Palestine&#8230; Depuis dix ans, Patrick Baz dirige le département Proche-Orient de l&#8217;Agence France Presse. Pour le blog Bayeux-CFJ, le photojournaliste a accepté de commenter certaines de ses photos les plus marquantes.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/000_arp1307873web.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-732" style="margin: 2px 6px;" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/000_arp1307873web-194x300.jpg" alt="" width="194" height="300" /></a><strong>Liban, 1985. </strong>Cette photo m&#8217;a marqué à vie. Je couvrais le détournement de l&#8217;avion de la TWA à l&#8217;aéroport de Beyrouth. En rentrant chez moi, j&#8217;ai entendu une explosion au cœur du quartier chrétien. Une voiture piégée&#8230; Alors j&#8217;ai suivi la colonne de fumée. En arrivant sur place, j&#8217;ai vu ce secouriste sortir un bébé des décombres. Une petite fille d&#8217;à peine trois mois en pyjama rose. J&#8217;ai pris la photo et je l&#8217;ai immédiatement envoyée à Paris. Sans la voir. J&#8217;ai découvert le cliché le lendemain, dans les journaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis d&#8217;autres événements sont arrivés. D&#8217;autres explosions, d&#8217;autres voitures piégées&#8230;<span id="more-726"></span> Mais je n&#8217;ai jamais oublié cette petite fille, j&#8217;ai même pensé à la retrouver. Quand on fait ce métier, on a quelque peu l&#8217;impression de faire son pain sur le malheur des autres. Je cherche parfois à revoir les sujets de mes reportages. C&#8217;est une sorte de thérapie! Là, Je pensais qu&#8217;elle était morte&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Vingt ans plus tard, un homme a appelé l&#8217;AFP pour obtenir la photo. C&#8217;était le secouriste! On lui a donné mon nom, il m&#8217;a contacté par e-mail. Il m&#8217;a dit que le bébé devait être en vie! J&#8217;ai décidé de le retrouver en retournant dans le quartier. Un vrai flash-back : je marchais dans la même rue, j&#8217;aurais pu faire le trajet les yeux fermés. Finalement, j&#8217;ai réussi à retrouver sa trace grâce à des voisins. C&#8217;est sa mère qui m&#8217;a ouvert la porte. Je lui ai montré les photos, le bébé avait 21 ans&#8230; et ne se souvenait de rien. La mère, elle, était beaucoup plus touchée.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour moi, le plus émouvant a été de mettre en contact Joyce, la &#8220;petite fille&#8221;, et le secouriste. En fait, ce n&#8217;est pas moi l&#8217;histoire, c&#8217;est eux. Aujourd&#8217;hui, elle le considère comme son père adoptif. Moi, je n&#8217;ai fait qu&#8217;immortaliser leur rencontre.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/bombardementweb.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-779" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/bombardementweb-300x204.jpg" alt="" width="300" height="204" /></a><strong>Irak, 2003.</strong> Je ne supporte pas que l&#8217;on m&#8217;associe cette photo. Tout simplement parce que ça n&#8217;en n&#8217;est pas une&#8230; C&#8217;est une merde, j&#8217;ai juste appuyé sur un bouton du balcon de mon hôtel. D&#8217;ailleurs, j&#8217;ai moi-même hésité à l&#8217;envoyer à l&#8217;agence! Mais c&#8217;était la première photo des bombardements de Bagdad, en 2003. Le lendemain, je faisais la une de tous les journaux du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Rien que chez moi, je conserve plus d&#8217;une centaine de journaux avec cette photo en une, mais il doit y en avoir trois fois plus au moins. En fait, tout le monde attendait ce bombardement et les journaux se sont jetés sur la première. Plusieurs photographes ont fait le même cliché d&#8217;ailleurs. C&#8217;est un collègue, assis sur le même balcon, qui m&#8217;a dit &#8220;regarde là-bas!&#8221; en me montrant la boule de feu dans le ciel. Si ma photo a été publiée, c&#8217;est parce que j&#8217;avais les moyens de transmission que les autres n&#8217;avaient pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, cette photo fait partie de ma vie, je ne peux pas la nier. Mais aujourd&#8217;hui, lorsque l&#8217;on prononce le nom de &#8220;Patrick Baz&#8221;, on pense à cette photo. Alors que c&#8217;est sans aucun doute l&#8217;une des plus mauvaises de ma carrière.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/gardeweb.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-782" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/gardeweb-300x205.jpg" alt="" width="300" height="205" /></a><strong>Irak, 2003. </strong>Cette photographie était une exclusivité lorsque je l&#8217;ai prise. La première des forces spéciales de la garde républicaine irakienne, l&#8217;armée de Saddam. D&#8217;ailleurs, dès le lendemain, tous les médias du monde m&#8217;ont appelé pour savoir comment j&#8217;avais réussi à être &#8220;embedded&#8221; (embarqués) avec eux. La question est ridicule, ce n&#8217;est pas le genre de mecs avec qui on est embedded. Ce sont de vrais guerriers.</p>
<p style="text-align: justify;">En fait, j&#8217;ai eu à peine trente minutes pour les prendre en photo. Et quand j&#8217;ai entendu les bombardiers américains se rapprocher, je me suis dépêché de fuir. En partant, j&#8217;ai été intercepté par les services du renseignement. Ils m&#8217;ont interrogé pendant plus de deux heures. Pendant ce temps, les photos étaient cachées dans mon caleçon! C&#8217;était un jour avant la chute du régime.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alexis Jacquet</strong></p>
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		<title>Noor, petite dernière des grandes agences</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 23:18:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Jacquet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[Bayeux]]></category>

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		<description><![CDATA[EXPOSITION. Après un an d&#8217;existence à peine, Noor fait sensation en présentant neuf reportages époustouflants à Bayeux. A voir à la chapelle de la tapisserie.
Deux visas d&#8217;or, plusieurs World Press Photo et de nombreux prix. En un an, la &#8220;petite&#8221; agence  Noor a fait une entrée remarquée dans le monde du photojournalisme. Et pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_693" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/y-kozyrev-noor.jpg"><img class="size-medium wp-image-693" style="2px 6px;" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/y-kozyrev-noor-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">BAGDAD, IRAK, 28 septembre 2006 : des femmes chiites supplient des militaires américains de libérer un jeune Irakien (YURI KOZYREV / NOOR)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>EXPOSITION. Après un an d&#8217;existence à peine, Noor fait sensation en présentant neuf reportages époustouflants à Bayeux. A voir à la chapelle de la tapisserie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Deux visas d&#8217;or, plusieurs World Press Photo et de nombreux prix. En un an, la &#8220;petite&#8221; agence  Noor a fait une entrée remarquée dans le monde du photojournalisme. Et pour cause. Ils ne sont que neuf photographes, mais pas des moindres.<span id="more-535"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Francesco Zizola, Stanley Greene, Youri Kozyrev ou Philip Blenkinsop, pour ne citer qu&#8217;eux, sont loin d&#8217;être des novices. Charismatiques, talentueux, connus et reconnus, ils n&#8217;ont pas tardé à imprimer le nom de leur nouvelle agence dans les pages des journaux.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/GrznGsjn7L4&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/GrznGsjn7L4&amp;hl=en&amp;fs=1" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="center;">
<p style="justify;">
<p style="justify;"><strong>Texte et vidéo : Alexis Jacquet</strong></p>
<p style="justify;">Chapelle de la Tapisserie de Bayeux. Ouvert tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h à 18h. Jusqu&#8217;au 31 octobre.</p>
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		<title>Les metteurs en scène de l&#8217;info</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 07:31:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Jacquet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[journalistes]]></category>

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		<description><![CDATA[ANALYSE. De plus en plus de médias français demandent à leurs journalistes de se mettre en scène dans leurs reportages. Dans les pays anglo-saxons, cela fait partie des bases du journalisme. Quitte, parfois, à frôler le ridicule.
Les balles sifflent. La caméra tombe à terre. Allongé, la tête dans l&#8217;herbe, le journaliste continue de commenter la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_406" class="wp-caption alignright" style="width: 215px"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/000_nic2004031831442.jpg"><img class="size-medium wp-image-406" style="margin: 2px 6px;" title="IRAQ-BLAST-HOTEL" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/000_nic2004031831442-205x300.jpg" alt="Une équipe de journalistes japonais dans les ruines d'un hôtel de Bagdad en 2004 (AFP)." width="205" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Une équipe de journalistes japonais dans les ruines d&#39;un hôtel de Bagdad en 2004 (AFP).</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>ANALYSE. De plus en plus de médias français demandent à leurs journalistes de se mettre en scène dans leurs reportages. Dans les pays anglo-saxons, cela fait partie des bases du journalisme. Quitte, parfois, à frôler le ridicule.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les balles sifflent. La caméra tombe à terre. Allongé, la tête dans l&#8217;herbe, le journaliste continue de commenter la situation. &#8220;<em>Houla! Celle-là n&#8217;est pas passée loin</em>&#8220;, lance-t-il au caméraman. Quelques secondes plus tard, et malgré les tirs incessants, il se relève et, tout en courant, ne cesse de raconter tout ce qu&#8217;il fait. &#8220;<em>Nous allons rejoindre les véhicules sous les mortiers</em>&#8220;. La caméra bouge dans tous les sens, seuls les pieds du journaliste sont dans le champ. Peu importe, l&#8217;effet est là. Le téléspectateur est<span id="more-318"></span> au cœur de l&#8217;action. Sans surprise, il s&#8217;agit d&#8217;un reportage américain.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les pays anglo-saxons, la mise en scène est omniprésente. Et cette culture s&#8217;exporte doucement mais sûrement vers la France. Dans les médias hexagonaux, on demande de plus en plus aux journalistes de se mettre en scène dans leurs sujets. Objectif, mettre en avant l&#8217;aspect humain de la profession, faire en sorte que le téléspectateur s&#8217;identifie au reporter. Le tout, en montrant que la chaîne a mis les moyens en se rendant sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">Dérivée des fameux &#8220;j&#8217;ai testé pour vous&#8221;, la formule a autant de partisans que de détracteurs. Pour les premiers, il s&#8217;agit de transformer le journaliste en signature, en marque, pour fidéliser. Les seconds, quant à eux, critiquent une information devenue sensationaliste, misant plus sur la forme que sur le fond. Comme dans l&#8217;un des reportages télé présenté au festival de Bayeux. La scène se déroule dans les ruelles de Sadr City, en Irak. Micro au poing, un journaliste court au milieu d&#8217;une fusillade. Beaucoup de sensationnel mais peu d&#8217;informations. Si le sujet fait la part-belle aux images et aux faits, la méthode est discutable. Le journaliste semble découvrir le terrain en même temps que le téléspectateur. Et parle pendant plusieurs minutes, face caméra. Les Irakiens, eux, sont presque absents du reportage.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Un type qui se balade sous les tirs sans gilet pare-balles, en chemise blanche immaculée&#8230; Cela n&#8217;a pas de sens, c&#8217;est de l&#8217;inconscience, mais c&#8217;est tellement chouette de montrer aux collègues qu&#8217;on a été en Irak</em>&#8220;, ironise Sébastien Paour, l&#8217;un des deux grands reporters de France Info. &#8220;<em>Soyons modestes. Ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on jette sa caméra par terre que c&#8217;est du reportage de guerre.</em>&#8220;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alexis Jacquet et Emmanuelle Msika</strong></p>
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		<title>Le Moyen-Orient, star des sujets télé</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Oct 2008 10:48:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Jacquet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[moyen-orient]]></category>

		<category><![CDATA[sélection]]></category>

		<category><![CDATA[télé]]></category>

		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[SELECTION. En 2008 encore, le festival de Bayeux nous emmène au Moyen-Orient. Sur dix reportages vidéo en compétition, sept concernent cette région agitée.
A Bayeux aussi, l’Irak fait la Une. Pas moins de trois reportages (un tiers de la sélection) sont consacrés à la poudrière du Moyen-Orient. Deux des trois journalistes sont « embedded », c’est-à-dire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>SELECTION. En 2008 encore, le festival de Bayeux nous emmène au Moyen-Orient. Sur dix reportages vidéo en compétition, sept concernent cette région agitée.</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/000_nic209275.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-331" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/000_nic209275-300x189.jpg" alt="" width="300" height="189" /></a>A Bayeux aussi, l’Irak fait la Une. Pas moins de trois reportages (un tiers de la sélection) sont consacrés à la poudrière du Moyen-Orient. Deux des trois journalistes sont « embedded », c’est-à-dire intégrés aux troupes américaines, à Tikrit et à Tarmiya, au nord de <span id="more-293"></span>Bagdad. Le troisième, lui, s&#8217;est chargé du contre-champ. Il a réussi à rejoindre l’autre camp, l’armée du Mahdi, au cœur de Sadr City. Mais les situations semblent les mêmes. Les balles fusent, les convois américains tombent dans des embuscades et les GI’s jouent au chat et à la souris avec les insurgés. Les images sont fortes, mais se contentent parfois des faits, oubliant quelque peu la pédagogie.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Toujours au Moyen-Orient, l’approche sur Gaza est différente. Les deux reportages sur la fameuse bande sont centrés sur la population, surtout sur l’hôpital. L’hôpital et ses problèmes d’approvisionnement. L’hôpital et ses malades, qui attendent l’autorisation du Hamas pour aller se faire opérer au-delà des check-points.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Moins attendu, un sujet fait un rapprochement étonnant mais pertinent entre le tourisme et la pauvreté au Zimbabwe, un pays miné par l’inflation. Etonnamment, seuls deux reportages sur l’ensemble de la sélection sont consacrés à l’Afrique. Un continent où les pertes se comptent pourtant en millions d&#8217;hommes et où la guerre a déjà coûté 210 milliards d’euros depuis 1990, selon un rapport de l’Oxfam.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Alexis Jacquet</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>Photo du jour : ont voté!</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 21:48:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Jacquet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Photo du jour]]></category>

		<category><![CDATA[Prix des lycéens]]></category>

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		<description><![CDATA[
PHOTO DU JOUR. Lundi après-midi, 17h, à la Halle aux grains de Bayeux. Les lycéens bayeusains ont voté pour leur reportage favori dans la catégorie télévision. Après avoir visionné les reportages qui participent au prix, ils les ont notés sur leur aspect pédagogique, la mise en scène, ou la pertinence du sujet. Les urnes - [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/p1010300bis.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-271" title="Prix des lycéens" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/p1010300bis.jpg" alt="" width="358" height="477" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PHOTO DU JOUR. Lundi après-midi, 17h, à la Halle aux grains de Bayeux. </strong>Les lycéens bayeusains ont voté pour leur reportage favori dans la catégorie télévision. Après avoir visionné les reportages qui participent au prix, ils les ont notés sur leur aspect pédagogique, la mise en scène, ou la pertinence du sujet. Les urnes - celles des vraies élections ! - seront rouvertes en fin de semaine pour décerner le Prix Fondation Varenne des lycéens de Basse-Normandie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alexis Jacquet</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Philip Jones Griffiths, la mémoire du Vietnam</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 18:10:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Jacquet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[Philip Jones Griffiths]]></category>

		<category><![CDATA[photos]]></category>

		<category><![CDATA[portrait]]></category>

		<category><![CDATA[vietnam]]></category>

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		<description><![CDATA[PORTRAIT. Ses photographies du Vietnam ont choqué l’opinion publique, au point de remettre en cause l’engagement militaire de l’Amérique dans le conflit. Philip Jones Griffiths est mort d’un cancer le 18 mars dernier, à 72 ans. Le festival organise une rétrospective sur l’ancien président de Magnum.
Philip Jones Griffiths a fait ses premiers pas de photojournaliste&#8230; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>PORTRAIT. Ses photographies du Vietnam ont choqué l’opinion publique, au point de remettre en cause l’engagement militaire de l’Amérique dans le conflit. Philip Jones Griffiths est mort d’un cancer le 18 mars dernier, à 72 ans. Le festival organise une rétrospective sur </strong><strong>l’ancien président de Magnum</strong><strong>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Philip Jones Griffiths a fait ses premiers pas de photojournaliste&#8230; dans une minuscule officine de Piccadilly Circus, à Londres. Il travaille de nuit, auprès des junkies et des prostitués. Sujets occasionnels de clichés qu’il vend au <em>Manchester Guardian.</em><span id="more-188"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En 1966, fini la pharmacie, ce sera la guerre d’Algérie. Après avoir rejoint la célèbre agence Magnum, le jeune homme part au Vietnam pour deux mois. Il y restera cinq ans. Sur place, les militaires américains, fiers d’exposer leur patriotisme, lui ouvrent toutes les portes. Mais l’œil du journaliste est sans concession. La violence des combats, la détresse des familles vietnamiennes et la désillusion des soldats américains sont fixés sur la pellicule. Sans mise en scène, mais sans fard. Et les légendes, descriptions cliniques des faits, servent son propos. “<em>Personne, depuis Goya, n’a dépeint la guerre comme Philip Jones Griffiths</em>”, dira de son travail Henri Cartier-Bresson. A tel point que la presse n’achète pas les clichés du Gallois.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu importe, il en tirera un ouvrage : <em>Vietnam Inc.</em> “<em>Un livre engagé. J’ai vu trop d’horreurs pour rendre un travail distancié</em>”, explique-t-il au <em>Monde</em>, en 2001. “<em>Je veux que le lecteur jamais ne ferme les yeux</em>”. Il couvre aussi les conséquences économiques et culturelles de la guerre. Prostitution, enfants soldats, exportation du rêve américain à grand coup de cigarettes et de magazines pornographiques, Philip Jones Griffiths veut montrer les Américains “<em>imposer au monde leur système de valeurs</em>”.</p>
<p style="text-align: justify;">Le livre est un succès. 40 000 exemplaires vendus en moins de trois semaines. Et les conséquences se font sentir dès la parution. L’opinion publique américaine, abasourdie, découvre la violence du conflit. Le président sud-vietnamien de l’époque interdit même au photographe de revenir sur place. Ce qui ne l’empêche pas d’y retourner plusieurs fois dans la clandestinité. En 2003, les conséquences à long terme de la guerre font même l’objet d’un nouvel ouvrage. Il s&#8217;agit d&#8217;<em>Agent Orange</em>, du nom d’un herbicide utilisé par les GI’s pour détruire la végétation avant d’installer leurs campements. Les conséquences sur la population sont terribles : malformations, handicaps lourds, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Jusque dans les couloirs de l’agence Magnum, dont il prend la tête de 1980 à 1985, il défend sa vision engagée d’un photojournalisme de dénonciation. “<em>Une activité d’anarchistes</em>”, dit-il. Loin du monde de l’art dont s’est ensuite rapprochée l’agence.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alexis Jacquet</strong></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_236" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/par939891.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-932" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/par939891-300x205.jpg" alt="" width="300" height="205" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">1968, bataille de Saïgon. La politique américaine au Vietnam reposait sur l’idée selon laquelle les paysans poussés vers les villes par le bombardement en tapis des campagnes seraient en sécurité. Par ailleurs, isolés de leurs traditions, ils seraient plus à même d’adopter les valeurs de la société de consommation. Cette « restructuration » de la société connut un revers de fortune lorsque, en 1968, la mort faucha également les enclaves urbaines.</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><em>Du 6 au 31 octobre, entrée libre<br />
Espace d&#8217;art actuel Le radar<br />
24, rue des Cuisiniers à Bayeux</em></p>
]]></content:encoded>
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