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	<title>Le blog du Prix Bayeux-Calvados &#187; Yasmina Guerda</title>
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	<pubDate>Sun, 21 Jun 2009 17:45:03 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
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		<title>Les reportages sur l&#8217;Afrique, largement primés</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Oct 2008 01:36:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yasmina Guerda</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[palmarès]]></category>

		<category><![CDATA[prix]]></category>

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		<description><![CDATA[PALMARES. C&#8217;est assez surprenant pour être souligné. L&#8217;Afrique ne fait pas souvent la Une des journaux, mais à Bayeux, elle a su s&#8217;imposer. 
Zimbabwe, Kenya, Congo : les reportages traitant des conflits africains ont été largement plébiscités au Prix Bayeux des correspondants de guerre, au détriment des travaux sur le Moyen-Orient. Tour d&#8217;horizon des différents [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1307" class="wp-caption alignleft" style="width: 246px"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/bayeux-064.jpg"><img class="size-medium wp-image-1307" title="bayeux-064" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/bayeux-064-300x200.jpg" alt="Soirée de clôture du Prix Bayeux 2008 des correspondants de guerre" width="236" height="157" /></a><p class="wp-caption-text">Soirée de clôture du Prix Bayeux 2008 (Alexis Jacquet) </p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>PALMARES. C&#8217;est assez surprenant pour être souligné. L&#8217;Afrique ne fait pas souvent la Une des journaux, mais à Bayeux, elle a su s&#8217;imposer. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Zimbabwe, Kenya, Congo : les reportages traitant des conflits africains ont été largement plébiscités au Prix Bayeux des correspondants de guerre, au détriment des travaux sur le Moyen-Orient. Tour d&#8217;horizon des différents trophées.<strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le <strong>Prix du public CFJ-Caisse d&#8217;épargne</strong> a été attribué au photographe japonais Yasuyoshi Chiba (<em>AFP</em>) pour son travail<span id="more-1244"></span> sur les violences qui ont suivi les élections présidentielles au Kenya en décembre dernier.</p>
<p style="text-align: justify;">Même sujet pour le Kenyan Julius Mwelu, qui s&#8217;est vu attribuer le <strong>Prix du jeune reporter</strong>. Son appareil photo, c&#8217;est une touriste américaine qui le lui avait offert. &#8220;<em>Il était important pour moi de partager avec le reste du monde ce qui s&#8217;est passé là-bas. Photographier était pour moi la seule façon d&#8217;en parler</em>&#8220;, a-t-il expliqué. Depuis, ce jeune photographe a créé une <a href="http://www.mwelu.org/" target="_blank">fondation</a> pour permettre aux enfants des ghettos kenyans de s&#8217;exprimer par l&#8217;image. Samedi soir, avant de quitter la scène récompense en main, Julius Mwelu, a lancé : &#8220;<em>ce n&#8217;est que le début</em> <em>!</em>&#8220;</p>
<div id="attachment_1306" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/bayeux-037.jpg"><img class="size-medium wp-image-1306" style="margin: 2px 6px;" title="bayeux-037" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/bayeux-037-300x200.jpg" alt="Le photographe kenyan Julius Mwelu, lauréat du prix jeune reporter (A. Jacquet)" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Le photographe kenyan Julius Mwelu, lauréat du prix jeune reporter (A. Jacquet)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Trophée télévision</strong> et <strong>Prix des lycéens</strong> pour le reportage &#8220;Zimbabwe clandestins&#8221; de Dominique Derda (<em>France 2</em>). Réalisé avec une petite caméra de tourisme et un appareil photo, il montrait la situation économique désastreuse des Zimbabwéens depuis l&#8217;arrivée au pouvoir de Robert Mugabe. Tandis que les habitants fouillent les ordures des hôtels touristiques, les Occidentaux photographient les chutes Victoria, ignorant tout de l&#8217;inflation de 7000 % et des atteintes aux droits de l&#8217;homme qui frappent la population locale.</p>
<p style="text-align: justify;">Le <strong>Prix radio</strong> a été remporté par Mike Thomson de <em>BBC-News</em> pour son reportage &#8220;A la recherche de Zawadi&#8221;. Au Congo-Kinshasa (RDC), ce journaliste avait rencontré l&#8217;année dernière Zawadi, une femme victime de viols dans le nord-Kivu. Arrivé deuxième lors de l&#8217;édition 2007 du prix Bayeux pour ce premier reportage, il raconte : &#8220;<em>les auditeurs avaient été bouleversés par le témoignage de cette femme. Ils nous ont contacté pour demander de ses nouvelles, alors je suis reparti la chercher cette année. Ca n&#8217;a pas été facile. J&#8217;ai mis six mois à la retrouver.</em>&#8220;</p>
<p style="text-align: justify;">Anne Guion, de <em>La Vie</em>, a reçu le <strong>Prix Ouest-France Jean Marin</strong>, pour un reportage traitant également du sort des femmes dans le conflit en RDC : &#8220;Le viol comme arme de guerre&#8221;. Jointe en direct alors qu&#8217;elle se trouvait à Jérusalem, la jeune journaliste a expliqué les raisons de ce reportage : &#8220;<em>J&#8217;ai la chance d&#8217;être dans un média qui se donne le luxe parfois de s&#8217;écarter de l&#8217;actualité chaude pour traiter les conflits oubliés.</em>&#8220;</p>
<p>Plus médiatique, l&#8217;Afghanistan est finalement le seul représentant du Moyen-Orient dans le palmarès du Prix Bayeux. Mais il l&#8217;emporte dans des catégories majeures du reportage de guerre :</p>
<p>Le <strong>Prix photo</strong> a été attribué à <a href="http://www.balazsgardi.com/" target="_blank">Balazs Gardi</a>, photographe hongrois de l&#8217;agence <em>VII</em>. Son reportage &#8220;La Vallée&#8221;, (dont la photo ci-dessous est tirée), a été réalisé en octobre 2007 en Afghanistan.</p>
<div id="attachment_1267" class="wp-caption aligncenter" style="width: 433px"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/photo-laureate1.jpg"><img class="size-medium wp-image-1267" title="Des villageois afghans se tiennent à distance les uns des autres pendant que des soldats américains fouillent leur village après que leur base ait été attaquée par des rebelles de ce village. (Balazs Gardi – VII)" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/photo-laureate1.jpg" alt="Prix photo : &quot;La Vallée&quot; de Balazs Gardi (VII)" width="423" height="284" /></a><p class="wp-caption-text">Prix photo : &quot;La Vallée&quot; de Balazs Gardi (VII)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Quant au <strong>Prix de la presse écrite</strong>, c&#8217;est le reportage d&#8217;Elizabeth Rubin (<em>New York Times Magazine</em>) sur la guerre en Afghanistan qui l&#8217;a raflé. Durant deux mois, en 2007, cette journaliste américaine a suivi la 173è Brigade de combat aéroportée, décrivant l&#8217;état psychologique de ces soldats pouvant être vicitimes, à tout moment, d&#8217;une embuscade de talibans.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Yasmina Guerda</strong></p>
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		<title>C. Wyatt : &#8220;les femmes ont des choses à prouver&#8221;</title>
		<link>http://blogcfj.prixbayeux.org/2008/10/10/c-wyatt-les-femmes-ont-des-choses-a-prouver/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 10:30:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yasmina Guerda</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>

		<category><![CDATA[Caroline Wyatt]]></category>

		<category><![CDATA[femme]]></category>

		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[INTERVIEW. Caroline Wyatt, journaliste de la BBC, préside le jury de la quinzième édition du Prix Bayeux. Au cours de sa carrière, elle a couvert les conflits en Irak, en Afghanistan, en Tchétchénie et au Kosovo.
Les femmes ont-elles leur place dans le journalisme de guerre ?
C&#8217;est plus facile, aujourd&#8217;hui, d&#8217;être une femme dans le monde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_856" class="wp-caption alignright" style="width: 130px"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/p1020661.jpg"><img class="size-medium wp-image-856" title="Caroline Wyatt" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/p1020661.jpg" alt="Caroline Wyatt" width="120" height="158" /></a><p class="wp-caption-text">Caroline Wyatt</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>INTERVIEW. Caroline Wyatt, journaliste de la BBC, préside le jury de la quinzième édition du Prix Bayeux. Au cours de sa carrière, elle a couvert les conflits en Irak, en Afghanistan, en Tchétchénie et au Kosovo.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les femmes ont-elles leur place dans le journalisme de guerre ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est plus facile, aujourd&#8217;hui, d&#8217;être une femme dans le monde du journalisme en général. C&#8217;est devenu <span id="more-806"></span>très courant, maintenant, du moins en Grande-Bretagne. Mais en ce qui concerne spécifiquement le reportage de guerre, les femmes semblent moins prêtes que les hommes à le faire. C&#8217;est encore considéré comme un territoire masculin. Et même s&#8217;il y a eu des très grandes reporters de guerre dans l&#8217;histoire du journalisme, cela reste une nouveauté aux yeux des gens. Donc oui, je dirais que nous avons encore des choses à prouver.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi, selon vous, les femmes sont-elles plus réticentes à couvrir une guerre ? Sont-elles moins fortes que les hommes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Non, au contraire ! Je crois qu&#8217;elles sont plus fortes ! Mais le reportage de guerre est très difficile à combiner avec une vie de famille. Quand on a des enfants, et je connais trois femmes reporters qui ont des enfants, on craint davantage les zones dangereuses et l&#8217;on a davantage envie de rester avec les enfants. C&#8217;est un choix difficile : on se retrouve déchiré entre l&#8217;envie de faire son métier et l&#8217;envie de rester en vie pour ses enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Y&#8217;a-t-il des avantages à être une femme ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui, beaucoup. Lorsque j&#8217;étais en Afghanistan en 2001-2002, seules les femmes pouvaient entrer dans les maisons des familles afghanes, parler avec la population, rencontrer les enfants, voir comment ils vivaient réellement. Ma caméraman était une femme aussi. Nous avions donc une liberté d&#8217;accès incroyable que nos collègues masculins n&#8217;avaient pas. Les hommes sont perçus comme plus menaçants en tant que journalistes tandis qu&#8217;on se méfie moins d&#8217;une femme. Je pense d&#8217;ailleurs qu&#8217;on nous sous-estime quand on traverse des check-points ou que l&#8217;on veut pénétrer dans certains endroits interdits. Bien sûr, il y a des moments où être une femme peut nous porter préjudice, mais la plupart du temps, ça aide.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Même au Moyen-Orient ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En Afghanistan, sans aucun doute. C&#8217;est une société encore très divisée, où les femmes ont un rôle spécifique&#8230; à la maison et, comme je l&#8217;ai déjà dit, les femmes journalistes sont plus facilement invitées à s&#8217;introduire dans la vie. En Irak, en revanche, c&#8217;est une société plus diverse : les femmes, traditionnellement, travaillaient, et ne restaient pas à la maison. Là-bas, les risques sont donc les mêmes pour les journalistes femmes que pour les journalistes hommes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les femmes journalistes traitent-elles les conflits différemment que les hommes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne sais pas. Je me suis toujours posée la question. J&#8217;en ai souvent parlé avec des collègues masculins, notamment concernant le conflit irakien. Mais je ne sais pas. Peut-être les femmes vont instinctivement chercher les plus petites informations sur la façon dont un conflit affecte la vie des femmes et des enfants, laissant de côté les questions purement militaires ou politiques. Ces questions-là, je crois que les femmes se les posent plus facilement, oui. Mais il y a d&#8217;excellents reporters hommes qui se sont systématiquement posé ces questions, que ce soit au Vietnam ou plus récemment en Irak ou en Afghanistan. Je pense à John Swain, par exemple. La grande différence, peut-être, entre le reportage d&#8217;un homme et celui d&#8217;une femme c&#8217;est, je crois, l&#8217;amour pour la guerre elle-même. L&#8217;addiction au danger, et aux zones de guerres. Les femmes sont moins enclines à ça.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quel souvenir gardez-vous de votre carrière de reporter de guerre ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La situation des femmes en Afghanistan est sans doute ce qui m&#8217;a le plus frappée. Dans les villages du Nord, c&#8217;est l&#8217;âge de pierre ! Je parle de femmes qui, sous les Russes, avaient reçu une éducation, certaines avaient été ingénieurs, hautement qualifiées. Sous les talibans, elles se sont retrouvées d&#8217;un coup enfermées à la maison, sous la burka, et interdites de travailler&#8230; et la situation n&#8217;a pas tant changé que ça depuis la chute des talibans. Ce gâchis de potentiel humain m&#8217;a vraiment marquée.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Propos recueillis par Yasmina Guerda</strong></p>
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		<item>
		<title>Il était une fois le prix des correspondants de guerre</title>
		<link>http://blogcfj.prixbayeux.org/2008/10/09/il-etait-une-fois-le-prix-de-bayeux/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Oct 2008 11:23:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yasmina Guerda</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[débarquement]]></category>

		<category><![CDATA[histoire]]></category>

		<category><![CDATA[mémorial des reporters]]></category>

		<category><![CDATA[prix bayeux]]></category>

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		<description><![CDATA[HISTOIRE. En 1994 était créé le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre. En quinze ans, ce rendez-vous des grands reporters a évolué jusqu&#8217;à devenir un événement de renommée internationale attirant un public de plus en plus large. 
Depuis 1944, chaque 6 juin est l&#8217;occasion de célébrer le débarquement allié et la libération de la Normandie. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>HISTOIRE. En 1994 était créé le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre. En quinze ans, ce rendez-vous des grands reporters a évolué jusqu&#8217;à devenir un événement de renommée internationale attirant un public de plus en plus large. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis 1944, chaque 6 juin est l&#8217;occasion de célébrer le débarquement allié et la libération de la Normandie. Les vétérans se réunissent et partagent leurs souvenirs de <span id="more-704"></span>guerre, sur les lieux de leurs combats ou près des stèles de leurs camarades tombés. Cinquante ans plus tard, en 1994, les élus de Bayeux observent que les vétérans se font de plus en plus rares.&#8221;<em>Nous nous sommes alors demandé ce que la ville deviendrait quand les vétérans ne viendraient plus voir les plages normandes</em>,&#8221; explique Jean-Léonce Dupont, à l&#8217;époque premier adjoint au maire de la commune et co-fondateur du prix.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La génèse</strong></p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Il y avait un projet de prix du reportage de guerre qui trainait dans les cartons d&#8217;une agence d&#8217;événementiel depuis plusieurs années. Proposé à plusieurs villes, personne n&#8217;en a voulu</em>&#8220;, précise Magali Bignon, organisatrice du festival. La légitimité de Bayeux pour accueillir ce genre d&#8217;événement ? &#8220;<em>Evidente</em>&#8220;, rétorque Jean-Léonce Dupont. &#8220;<em>D&#8217;abord, Bayeux a été la première ville libérée. Ensuite, il y a le discours de De Gaulle, en 1946 qui est quand même un grand symbole de démocratie. Et puis, c&#8217;est le lieu de la tapisserie, considérée comme le premier reportage de guerre de l&#8217;histoire.</em>&#8221; L&#8217;idée, ajoute le co-fondateur du prix, c&#8217;était de rendre hommage aux professionnels de la presse, et militer pour la liberté des journalistes.</p>
<div id="attachment_741" class="wp-caption aligncenter" style="width: 324px"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/000_par101580.jpg"><img class="size-full wp-image-741" title="MEDIAS-PRESS-PHOTOGRAPHIE-CAPA" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/000_par101580.jpg" alt="Un visiteur regarde une photo de Robert Capa du débarquement de 1944 (AFP)." width="314" height="209" /></a><p class="wp-caption-text">Un visiteur regarde une photo de Robert Capa du débarquement de 1944 (AFP).</p></div>
<p style="text-align: justify;">Dès la première année, la ville a eu l&#8217;idée de créer le mémorial des reporters morts dans l&#8217;exercice de leur métier. Un projet concrétisé en 2006, faisant de la petite ville normande, le lieu de mémoire du grand reportage.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une évolution vers le grand public<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Durant les dix premières éditions, le festival ressemblait à une réunion annuelle de journalistes, par des journalistes, pour des journalistes. Un public d&#8217;initiés. Un travers que Jean-Léonce Dupont présente comme un choix : &#8220;<em>Nous avions besoin d&#8217;abord de consolider le prix auprès des professionnels, lui donner une légitimité dans le monde de la presse lui-même.</em>&#8221; D&#8217;ailleurs, sollicitées, les écoles de la région avaient toutes refusé de participer au festival.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis, les organisateurs ont tenté d&#8217;ouvrir au maximum l&#8217;événement au grand public à travers projections de films, participation de collèges et lycées de la région, expositions de photos disséminées dans la ville. C&#8217;est peut-être là le plus grand mérite du festival : avoir tenté de sortir le reportage de guerre d&#8217;une logique corporatiste pour intéresser le grand public. Même si la majorité du public demeure encore aujourd&#8217;hui constituée de journalistes et d&#8217;étudiants en journalisme.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une reconnaissance internationale modeste</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;autre lacune du festival est son caractère encore très franco-français. &#8220;<em>C&#8217;est la chose sur laquelle nous devons le plus progresser</em>&#8220;, note le co-fondateur du prix. &#8220;<em>Nous avions lancé le prix à l&#8217;occasion du cinquantième anniversaire du débarquement afin d&#8217;attirer le plus d&#8217;Anglo-saxons possible. D&#8217;emblée, en raison de la proximité géographique et historique, nous recevons chaque année une grande délégation de journalistes britanniques. En plus, la BBC a reçu beaucoup de récompenses. Mais nous avons encore du mal à intéresser dans les autres pays.</em>&#8220;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une &#8220;<em>ambiance simple</em>&#8220;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, pour Jean-Léonce Dupont, le prix est une réussite. &#8220;<em>Personne n&#8217;y croyait au départ. Il a fallu beaucoup de persévérance</em>&#8220;, se souvient-il. &#8220;<em>Nous avons réussi à créer une véritable ambiance prix-bayeux, simple et conviviale. Je pense que les journalistes sont très attachés à cette simplicité, même si, je l&#8217;ai toujours dit, nous n&#8217;avons pas les moyens d&#8217;être prétentieux</em>&#8220;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Yasmina Guerda</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Alain Mingam, souvenirs de Sabra et Chatila</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 20:45:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yasmina Guerda</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[Alain Mingam]]></category>

		<category><![CDATA[israel]]></category>

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		<category><![CDATA[moyen-orient]]></category>

		<category><![CDATA[valse avec bachir]]></category>

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		<description><![CDATA[RENCONTRE. Alain Mingam, photojournaliste, a couvert les massacres des camps de Sabra et Chatila, au Liban, en 1982. Mardi, Alain Mingam était l&#8217;invité du Prix pour un échange avec le public après la diffusion du film Valse avec Bachir au cinéma Le Méliès. Quelques heures auparavant, il nous avait confié ses souvenirs de guerre et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_642" class="wp-caption alignleft" style="width: 114px"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/p10206251.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-642" title="Alain Mingam" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/p10206251-150x150.jpg" alt="Alain Mingam" width="104" height="104" /></a><p class="wp-caption-text">Alain Mingam</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>RENCONTRE. Alain Mingam, photojournaliste, a couvert les massacres des camps de Sabra et Chatila, au Liban, en 1982. Mardi, Alain Mingam était l&#8217;invité du Prix pour un échange avec le public après la diffusion du film <em>Valse avec Bachir</em> au cinéma Le Méliès. Quelques heures auparavant, il nous avait confié ses souvenirs de guerre et sa vision du travail de reporter de guerre.</strong></p>
<p>Lorsqu&#8217;on l&#8217;interroge sur ses souvenirs de grand reporter, Alain Mingam n&#8217;hésite pas. Un événement ressort : la découverte des massacres <span id="more-685"></span>des camps palestiniens de Sabra et Chatila par les milices chrétiennes, sous l&#8217;œil bienveillant de l&#8217;état major israélien.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/sabra-mingam.wav">Pour écouter Alain Mingam, cliquer ici<br />
</a></p>
<p style="text-align: justify;">En 1982, quelques mois après ce massacre, une commission d&#8217;enquête a été créée par le gouvernement israélien. Son rapport a été remis en 1983, mais Mingam juge les conclusions de cette commission largement insuffisantes.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/kahane.wav">Pour écouter Alain Mingam, cliquer ici</a></p>
<p style="text-align: justify;">La plus grosse difficulté, selon lui, pour un grand reporter face à ce genre de situation ? Réussir à rester journaliste.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/sensiblerie-mingam.wav">Pour écouter Alain Mingam, cliquer ici</a></p>
<p style="text-align: justify;">Le seul héros dans <em>Valse avec Bachir </em>est un journaliste israélien. Qu&#8217;un journaliste puisse être un héros, Mingam ne le croit pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/heros-mingam.wav">Pour écouter Alain Mingam, cliquer ici</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Propos recueillis par Yasmina Guerda</strong></p>
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		<title>&#8216;Promesses&#8217; oubliées du Moyen-Orient</title>
		<link>http://blogcfj.prixbayeux.org/2008/10/07/promesses-moyen-orientales-presentees-aux-collegiens/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Oct 2008 14:58:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yasmina Guerda</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[cinema]]></category>

		<category><![CDATA[documentaire]]></category>

		<category><![CDATA[moyen-orient]]></category>

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		<description><![CDATA[CINEMA. Le film &#8216;Promesses&#8217; a été projeté aujourd&#8217;hui au cinéma Le Méliès. Traitant de l&#8217;enfance au Moyen-Orient, il a été présenté à plusieurs classes de troisième de la région.
&#8220;Les enfants ont aussi des choses à dire et personne ne leur demande ce qu&#8217;ils pensent. &#8221; B. Z. Goldberg, un journaliste israélien expatrié aux Etats-Unis, est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>CINEMA. Le film <em>&#8216;Promesses&#8217; </em>a été projeté aujourd&#8217;hui au cinéma Le Méliès. Traitant de l&#8217;enfance au Moyen-Orient, il a été présenté à plusieurs classes de troisième de la région.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Les enfants ont aussi des choses à dire et personne ne leur demande ce qu&#8217;ils pensent.</em> &#8221; B. Z. Goldberg, un journaliste israélien expatrié aux Etats-Unis, est parti de cette constatation. Ainsi a-t-il décidé de revenir au Proche-Orient et de tourner un documentaire où enfants palestiniens et israéliens témoigneraient. Le documentaire a été tourné entre 1997 et 2000, avant la seconde Intifada, &#8220;<em>dans une période de calme relatif</em> &#8220;. La démarche est originale et mérite qu&#8217;on s&#8217;y arrête : les enfants porteront l&#8217;avenir du Proche-Orient et devront choisir demain entre guerre et paix.<span id="more-427"></span></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ySJaH7OXzOA&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/ySJaH7OXzOA&amp;hl=en&amp;fs=1" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">Sept enfants ont ainsi été interrogés. Sur l&#8217;occupation. Sur les <em>check-points</em>. Sur l&#8217;armée. Sur Jérusalem et ses lieux saints. Sur leur quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La peur<br />
</strong>En miroir, les sentiments se reflètent. Avant de prendre le bus qui les emmène à l&#8217;école, les jumeaux israéliens Yarko et Daniel, qui habitent à Jérusalem-est, affichent leur peur permanente. L&#8217;un d&#8217;eux confie : « <em>Je m&#8217;attends toujours à une explosion. Les gens louches, je les surveille </em>». De l&#8217;autre côté, Faraj, qui habite le camp de réfugiés de Deheishe, en Cisjordanie, raconte la mort de son ami Bassam, 6 ans, lors de la première Intifada. Une balle perdue a eu raison de lui.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Rêves de vengeance</strong><br />
Moshe, le petit Colon, n&#8217;a qu&#8217;une idée : &#8220;<em>Je veux être commandant des armées. (&#8230;) Si je pouvais faire l&#8217;avenir, les Arabes déguerpiraient.</em>&#8221; Et c&#8217;est la même obsession pour Mahmoud, petit habitant de Jérusalem-est, qui rêve pour son peuple de souveraineté sur la ville trois fois sainte. La guerre habite leur vie à tous, tous les jours et tous ont irrémédiablement peur de l&#8217;Autre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La transmission</strong><br />
Leurs parents leurs ont transmis leur vision du conflit, leur vécu. Tel grand-père raconte comment la création de l&#8217;Etat d&#8217;Israël a sauvé le rescapé de la Shoah qu&#8217;il était. Telle grand-mère palestinienne transmet la clé et les actes de propriété de la maison de son village, rasé en 1967 par l&#8217;armée israélienne. Et le film montre comment la haine et la méfiance s&#8217;héritent ainsi de génération en génération. Aucun dialogue n&#8217;est possible.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;espoir</strong><br />
Pourtant, lorsqu&#8217;un contact se crée, on comprend qu&#8217;une amitié est possible à travers le sport, les jeux, ou même un simple combat de rots. Le réalisateur parvient à organiser une rencontre entre quelques-uns de ces enfants. Un jour, des promesses. Deux ans plus tard, en raison des difficultés de communication entre Israël et les Territoires palestiniens, il ne reste plus rien.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une lacune</strong><br />
C&#8217;est ici que s&#8217;arrête le film présenté aux collégiens aujourd&#8217;hui au cinéma de Bayeux. Il existe pourtant une suite à ce documentaire. En 2004, B. Z. Goldberg est retourné interroger ces enfants sur leurs opinions politiques. Beaucoup n&#8217;ont pas souhaité répondre. Les plus modérés se sont endurcis avec le temps et, contre toute attente, les plus radicaux se sont assouplis, abandonnant &#8220;l&#8217;envie de tuer&#8221; ceux qu&#8217;ils considèrent comme leurs ennemis historiques. On regrette que ce &#8220;bonus&#8221;, qui apporte un éclairage essentiel à ce documentaire, n&#8217;ait pas été présenté aux collégiens.</p>
<p>En amont, les professeurs avaient tenté de familiariser avec les principales notions du conflit.</p>
<p><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/son-0-prof.mp3">Cliquer ici pour la pédagogie des professeurs de troisième</a></p>
<p><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/son-1.wav">Cliquer ici pour écouter les élèves (1)</a></p>
<p>Au final, il est clair qu&#8217;une grande majorité des élèves n&#8217;a pas saisi toutes les subtilités du problème&#8230;</p>
<p><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/son-31.mp3">Cliquer ici pour écouter les élèves (2)</a></p>
<p><strong>Article : Yasmina Guerda<br />
Sons : Emmanuelle Msika</strong></p>
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		<title>L&#8217;oeil de Reuters sur cinq ans de guerre en Irak</title>
		<link>http://blogcfj.prixbayeux.org/2008/10/06/loeil-de-reuters-sur-cinq-ans-de-guerre-en-irak/</link>
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		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 17:55:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yasmina Guerda</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[exposition]]></category>

		<category><![CDATA[Irak]]></category>

		<category><![CDATA[photos]]></category>

		<category><![CDATA[Reuters]]></category>

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		<description><![CDATA[EXPOSITION. Du 6 au 12 octobre, Reuters expose une cinquantaine de photos prises durant les cinq années du conflit irakien. Des témoignages d&#8217;ores et déjà devenus de précieux documents d&#8217;Histoire. 
La photo a été publiée par la quasi totalité des quotidiens du monde entier : la statue de Saddam Hussein, à Bagdad, déboulonnée, et au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>EXPOSITION. Du 6 au 12 octobre, Reuters expose une cinquantaine de photos prises durant les cinq années du conflit irakien. Des témoignages d&#8217;ores et déjà devenus de précieux documents d&#8217;Histoire. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">La photo a été publiée par la quasi totalité des quotidiens du monde entier : la statue de Saddam Hussein, à Bagdad, déboulonnée, et au premier plan, à droite, un soldat américain, hébété. C&#8217;était le 20 mars 2003 <span id="more-152"></span>et la photo était signée Reuters.</p>
<div id="attachment_154" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/p1020593.jpg"><img class="size-full wp-image-154" title="Expo Reuters 5 ans" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/p1020593.jpg" alt="Exposition &quot;Grands témoignages : 5 ans de reportages de guerre en Irak&quot;." width="500" height="375" /></a><p class="wp-caption-text">Le jour où l&#39;effigie de Saddam Hussein est tombée. (Y. G.) </p></div>
<p style="text-align: justify;">Depuis cinq ans, une centaine de journalistes de l&#8217;agence de presse britannique ont couvert le conflit irakien. Cette exposition est avant tout un rappel en images des grands événements qui ont marqué cette guerre : les manifestations pacifistes qui l&#8217;ont précédé, la capture de Saddam Hussein à Tikrit en décembre 2003, son procès en 2005 et sa pendaison, le 20 décembre 2006. La grande frise chronologique murale nous rappelle aussi l&#8217;attentat de la mosquée de Samarra, haut-lieu du chiisme qui, en février 2006 avait définitivement fait basculer le pays dans la guerre civile.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Certaines superpositions de photos sont extrêmement dures et montrent l&#8217;étendue de la bêtise humaine</em>&#8220;, note Michel, premier visiteur de l&#8217;exposition. &#8220;<em>Des photos d&#8217;enfants mutilés font face à des images de prières d&#8217;islamistes : c&#8217;est terrible</em>.&#8221;</p>
</blockquote>
<div id="attachment_166" class="wp-caption aligncenter" style="width: 392px"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/p1020612.jpg"><img class="size-full wp-image-166" title="Exposition reuters" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/p1020612.jpg" alt="Une frise chronologique en images retrace les principaux événements du conflit. (Yasmina Guerda)" width="382" height="286" /></a><p class="wp-caption-text">Une frise chronologique en images retrace les principaux événements du conflit. (Y. G.)</p></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;exposition rappelle aussi qu&#8217;en cinq ans 135 journalistes ont été tués en reportage et 103 sont morts lors d&#8217;attentats. Ce bilan est le plus meurtrier de l&#8217;histoire pour les journalistes. Au-delà des décès, la guerre en Irak provoque des blessures psychologiques. Certains reporters reviennent de mission avec des traumatismes, également évoqués dans cette exposition à travers une vidéo en anglais, malheureusement non sous-titrée. Mais les images parlent d&#8217;elles-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Yasmina Guerda</strong></p>
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