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	<title>Le blog du Prix Bayeux-Calvados</title>
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	<pubDate>Tue, 14 Oct 2008 18:37:17 +0000</pubDate>
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		<title>Les reportages sur l&#8217;Afrique, largement primés</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Oct 2008 01:36:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yasmina Guerda</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[palmarès]]></category>

		<category><![CDATA[prix]]></category>

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		<description><![CDATA[PALMARES. C&#8217;est assez surprenant pour être souligné. L&#8217;Afrique ne fait pas souvent la Une des journaux, mais à Bayeux, elle a su s&#8217;imposer. 
Zimbabwe, Kenya, Congo : les reportages traitant des conflits africains ont été largement plébiscités au Prix Bayeux des correspondants de guerre, au détriment des travaux sur le Moyen-Orient. Tour d&#8217;horizon des différents [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1307" class="wp-caption alignleft" style="width: 246px"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/bayeux-064.jpg"><img class="size-medium wp-image-1307" title="bayeux-064" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/bayeux-064-300x200.jpg" alt="Soirée de clôture du Prix Bayeux 2008 des correspondants de guerre" width="236" height="157" /></a><p class="wp-caption-text">Soirée de clôture du Prix Bayeux 2008 (Alexis Jacquet) </p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>PALMARES. C&#8217;est assez surprenant pour être souligné. L&#8217;Afrique ne fait pas souvent la Une des journaux, mais à Bayeux, elle a su s&#8217;imposer. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Zimbabwe, Kenya, Congo : les reportages traitant des conflits africains ont été largement plébiscités au Prix Bayeux des correspondants de guerre, au détriment des travaux sur le Moyen-Orient. Tour d&#8217;horizon des différents trophées.<strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le <strong>Prix du public CFJ-Caisse d&#8217;épargne</strong> a été attribué au photographe japonais Yasuyoshi Chiba (<em>AFP</em>) pour son travail<span id="more-1244"></span> sur les violences qui ont suivi les élections présidentielles au Kenya en décembre dernier.</p>
<p style="text-align: justify;">Même sujet pour le Kenyan Julius Mwelu, qui s&#8217;est vu attribuer le <strong>Prix du jeune reporter</strong>. Son appareil photo, c&#8217;est une touriste américaine qui le lui avait offert. &#8220;<em>Il était important pour moi de partager avec le reste du monde ce qui s&#8217;est passé là-bas. Photographier était pour moi la seule façon d&#8217;en parler</em>&#8220;, a-t-il expliqué. Depuis, ce jeune photographe a créé une <a href="http://www.mwelu.org/" target="_blank">fondation</a> pour permettre aux enfants des ghettos kenyans de s&#8217;exprimer par l&#8217;image. Samedi soir, avant de quitter la scène récompense en main, Julius Mwelu, a lancé : &#8220;<em>ce n&#8217;est que le début</em> <em>!</em>&#8220;</p>
<div id="attachment_1306" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/bayeux-037.jpg"><img class="size-medium wp-image-1306" style="margin: 2px 6px;" title="bayeux-037" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/bayeux-037-300x200.jpg" alt="Le photographe kenyan Julius Mwelu, lauréat du prix jeune reporter (A. Jacquet)" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Le photographe kenyan Julius Mwelu, lauréat du prix jeune reporter (A. Jacquet)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Trophée télévision</strong> et <strong>Prix des lycéens</strong> pour le reportage &#8220;Zimbabwe clandestins&#8221; de Dominique Derda (<em>France 2</em>). Réalisé avec une petite caméra de tourisme et un appareil photo, il montrait la situation économique désastreuse des Zimbabwéens depuis l&#8217;arrivée au pouvoir de Robert Mugabe. Tandis que les habitants fouillent les ordures des hôtels touristiques, les Occidentaux photographient les chutes Victoria, ignorant tout de l&#8217;inflation de 7000 % et des atteintes aux droits de l&#8217;homme qui frappent la population locale.</p>
<p style="text-align: justify;">Le <strong>Prix radio</strong> a été remporté par Mike Thomson de <em>BBC-News</em> pour son reportage &#8220;A la recherche de Zawadi&#8221;. Au Congo-Kinshasa (RDC), ce journaliste avait rencontré l&#8217;année dernière Zawadi, une femme victime de viols dans le nord-Kivu. Arrivé deuxième lors de l&#8217;édition 2007 du prix Bayeux pour ce premier reportage, il raconte : &#8220;<em>les auditeurs avaient été bouleversés par le témoignage de cette femme. Ils nous ont contacté pour demander de ses nouvelles, alors je suis reparti la chercher cette année. Ca n&#8217;a pas été facile. J&#8217;ai mis six mois à la retrouver.</em>&#8220;</p>
<p style="text-align: justify;">Anne Guion, de <em>La Vie</em>, a reçu le <strong>Prix Ouest-France Jean Marin</strong>, pour un reportage traitant également du sort des femmes dans le conflit en RDC : &#8220;Le viol comme arme de guerre&#8221;. Jointe en direct alors qu&#8217;elle se trouvait à Jérusalem, la jeune journaliste a expliqué les raisons de ce reportage : &#8220;<em>J&#8217;ai la chance d&#8217;être dans un média qui se donne le luxe parfois de s&#8217;écarter de l&#8217;actualité chaude pour traiter les conflits oubliés.</em>&#8220;</p>
<p>Plus médiatique, l&#8217;Afghanistan est finalement le seul représentant du Moyen-Orient dans le palmarès du Prix Bayeux. Mais il l&#8217;emporte dans des catégories majeures du reportage de guerre :</p>
<p>Le <strong>Prix photo</strong> a été attribué à <a href="http://www.balazsgardi.com/" target="_blank">Balazs Gardi</a>, photographe hongrois de l&#8217;agence <em>VII</em>. Son reportage &#8220;La Vallée&#8221;, (dont la photo ci-dessous est tirée), a été réalisé en octobre 2007 en Afghanistan.</p>
<div id="attachment_1267" class="wp-caption aligncenter" style="width: 433px"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/photo-laureate1.jpg"><img class="size-medium wp-image-1267" title="Des villageois afghans se tiennent à distance les uns des autres pendant que des soldats américains fouillent leur village après que leur base ait été attaquée par des rebelles de ce village. (Balazs Gardi – VII)" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/photo-laureate1.jpg" alt="Prix photo : &quot;La Vallée&quot; de Balazs Gardi (VII)" width="423" height="284" /></a><p class="wp-caption-text">Prix photo : &quot;La Vallée&quot; de Balazs Gardi (VII)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Quant au <strong>Prix de la presse écrite</strong>, c&#8217;est le reportage d&#8217;Elizabeth Rubin (<em>New York Times Magazine</em>) sur la guerre en Afghanistan qui l&#8217;a raflé. Durant deux mois, en 2007, cette journaliste américaine a suivi la 173è Brigade de combat aéroportée, décrivant l&#8217;état psychologique de ces soldats pouvant être vicitimes, à tout moment, d&#8217;une embuscade de talibans.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Yasmina Guerda</strong></p>
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		<title>Mémorial : la cérémonie en images</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Oct 2008 01:35:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Monferran</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[hrant dink]]></category>

		<category><![CDATA[mémorial]]></category>

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		<description><![CDATA[PHOTO-REPORTAGE. La stèle érigée en hommage aux 87 journalistes tués dans l&#8217;exercice de leurs fonctions, en 2007, a été inaugurée samedi après-midi au Mémorial des Reporters de Bayeux. 
La cérémonie s&#8217;est déroulée en présence de Robert Ménard, fondateur de Reporters sans frontières, et de l&#8217;épouse de Hrant Dink. Ce journaliste turc d&#8217;origine arménienne, avait été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>PHOTO-REPORTAGE. La stèle érigée en hommage aux 87 journalistes tués dans l&#8217;exercice de leurs fonctions, en 2007, a été inaugurée samedi après-midi au Mémorial des Reporters de Bayeux. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">La cérémonie s&#8217;est déroulée en présence de Robert Ménard, fondateur de Reporters sans frontières, et de l&#8217;épouse de Hrant Dink. Ce journaliste turc d&#8217;origine arménienne, avait été abattu en janvier 2007 par un jeune nationaliste devant les locaux de son journal, Agos, désormais dirigé par son fils.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/I5oK-TtHDdI&amp;hl=en&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/I5oK-TtHDdI&amp;hl=en&amp;fs=1" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong>Photos : Xavier Monferran</strong></p>
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		<title>Polémique &#8220;Match&#8221;: Lavarène ne prend pas la fuite</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Oct 2008 01:28:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Touverey</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>

		<category><![CDATA[Eric de Lavarène]]></category>

		<category><![CDATA[Paris Match]]></category>

		<category><![CDATA[Polémique]]></category>

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		<description><![CDATA[EXPLICATIONS. Eric de Lavarène est l&#8217;auteur du reportage sur les talibans responsables de la mort de dix soldats français en août dernier. Paru début septembre dans Paris Match, l&#8217;article continue de faire débat. Membre du jury du prix Bayeux, le journaliste a accepté de s&#8217;expliquer sur cette affaire pour le blog CFJ-Prix Bayeux.
&#8220;Il n&#8217;y a pas de polémique.&#8221; Juste avant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>EXPLICATIONS. Eric de Lavarène est l&#8217;auteur du reportage sur les talibans responsables de la mort de dix soldats français en août dernier. Paru début septembre dans <em>Paris Match</em>, l&#8217;article continue de faire débat. Membre du jury du prix Bayeux, le journaliste a accepté de s&#8217;expliquer sur cette affaire pour le blog CFJ-Prix Bayeux.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Il n&#8217;y a pas de polémique</em>.&#8221; Juste avant qu&#8217;Eric de Lavarène ne monte sur scène, le ton est donné par Morad Aït-Habbouche, animateur de la soirée de clôture du prix Bayeux. Les grands reporters font bloc derrière lui. Malgré cela, quelques attaques fusent des gradins : <em>&#8220;Et le respect des familles alors ?&#8221;</em>, crie l&#8217;un.<span id="more-1177"></span> &#8221;<em>Mais, Monsieur, vous êtes français quand même !</em>&#8221; s&#8217;énerve un autre. Silence. La réponse de l&#8217;intéressé ne tarde pas : &#8220;<em>Un journaliste n&#8217;a pas de nationalité. Je ne me sens pas français quand je travaille en Afghanistan.&#8221; </em>Ovation du public.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, des questions se posent. Car Lavarène n&#8217;était pas avec Véronique de Viguerie, l&#8217;auteur des clichés tant décriés qui accompagnaient le reportage. Le journaliste n&#8217;a pas non plus rencontré le commandant Farouki, dont il publie l&#8217;interview.</p>
<p style="text-align: justify;">Eric de Lavarène ne se défile pas. Il reconnaît les faits : <em>&#8220;Effectivement je n&#8217;ai pas pu accompagner Véronique de Viguerie là où elle a pris les photos. Je n&#8217;ai pas non plus rencontré moi-même le commandat Farouki&#8221;</em>. Mais il s&#8217;en explique : <em>&#8220;Une rencontre a été organisée. Les talibans devaient envoyer des gens nous chercher. Mais, quand ils sont arrivés, ils ont refusé que je les accompagne. </em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>&#8220;C&#8217;était trop dangereux pour eux d&#8217;être vus avec un occidental&#8221;</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le reporter de <em>Paris Match </em>est d&#8217;ailleurs le premier à regretter de ne pas avoir pu aller à la rencontre des talibans. Le premier aussi à avoir compté avec angoisse chaque minute des quatre longues heures qui se sont écoulées entre le départ et le retour de sa collègue photographe.</p>
<p style="text-align: justify;">Il poursuit :<em> &#8220;C&#8217;était trop dangereux pour eux d&#8217;être vus avec un occidental. Une femme se dissimule plus facilement, grâce à la burka, et ils s&#8217;en méfient moins. Je devais donc transmettre mes questions à mon fixeur. Je le connais depuis cinq ans, j&#8217;ai une entière confiance en lui . De toute manière il m&#8217;aurait servi d&#8217;intermédiaire auprès de Farouki pour la traduction&#8221;.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sur la nécessité de recourir à ces fixeurs, et de les envoyer parfois à sa place, Lavarène ne se fait pas d&#8217;illusions : <em>&#8220;Bien sûr, c&#8217;est mieux sans fixeur, mais souvent on ne peut pas faire autrement. Quand la BBC s&#8217;entretient avec un chef taliban, ce n&#8217;est pas la BBC qui fait l&#8217;interview. Elle délègue. Contrairement au journaliste occidental, eux ont une famille en Afghanistan que les talibans peuvent retrouver et sur laquelle ils peuvent se venger.&#8221;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Baptiste Touverey</strong></p>
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		<title>Photo du jour : le public plébiscite Robert Ménard</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 15:17:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Jacquet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Photo du jour]]></category>

		<category><![CDATA[prix bayeux]]></category>

		<category><![CDATA[reporters sans frontières]]></category>

		<category><![CDATA[robert ménard]]></category>

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		<description><![CDATA[
PHOTO DU JOUR. Samedi, à 14 h, au salon du livre.
Fraîchement retraité de Reporters sans frontières, Robert Ménard était samedi à Bayeux, au Salon du Livre, pour présenter son nouvel ouvrage, Des libertés et autres chinoiseries, dans lequel il revient sur son parcours de militant des droits de l&#8217;homme. Il s&#8217;est également entretenu avec le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/imgp4661web.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1226" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/imgp4661web.jpg" alt="" width="390" height="260" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PHOTO DU JOUR. Samedi, à 14 h, au salon du livre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Fraîchement retraité de Reporters sans frontières, Robert Ménard était samedi à Bayeux, au Salon du Livre, pour présenter son nouvel ouvrage, <em>Des libertés et autres chinoiseries</em>, dans lequel il revient sur son parcours de militant des droits de l&#8217;homme. Il s&#8217;est également entretenu avec le public en début d&#8217;après-midi au Forum Médias, où il s&#8217;est expliqué sur la Chine, sur ses relations avec le gouvernement français et sur sa légion d&#8217;honneur, qu&#8217;il a finalement accepté &#8220;en hommage à son père&#8221;. Et pour son départ, le public lui a réservé une ovation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alexis Jacquet</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le manuel du grand reporter</title>
		<link>http://blogcfj.prixbayeux.org/2008/10/11/le-manuel-du-grand-reporter/</link>
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		<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 15:02:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Touverey</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

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		<description><![CDATA[SALON DU LIVRE. Alexandre Janvier n&#8217;est pas grand reporter. Mais il a enquêté sur ce métier qui le fascine. Voici le résultat dans son livre : Les Grands reporters. Du mythe à la (parfois) triste réalité. 
&#8220;Mon reportage le plus dangereux ? Couvrir les élections en Italie !&#8221; Et pourtant, Alexandre Janvier est là, au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>SALON DU LIVRE. Alexandre Janvier n&#8217;est pas grand reporter. Mais il a enquêté sur ce métier qui le fascine. Voici le résultat dans son livre : L<em>es Grands reporters. Du mythe à la (parfois) triste réalité. </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Mon reportage le plus dangereux ? Couvrir les élections en Italie </em>!&#8221; Et pourtant, Alexandre Janvier est là, au salon du livre du prix Bayeux, parmi des reporters la veille encore dans les rues de Kaboul ou au coeur de la jungle colombienne. Ce jeune journaliste belge de la RTBF Radio est &#8220;<em>depuis toujours fasciné par la figure du grand reporter</em>.&#8221; En 2004, il a décidé de leur consacrer un ouvrage. Pendant quatre ans, il a lu tout ce qui a été publié sur la question et interviewé des dizaines de grands reporters.<span id="more-706"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le risque de se voir reprocher d&#8217;être un &#8220;profane&#8221;? &#8221; <em>Il existe, c&#8217;est sûr, mais l&#8217;objet de mon livre est différent. Les autres racontent leur guerre. Moi, j&#8217;ai voulu montrer toutes les facettes d&#8217;un métier</em>.&#8221; De fait, son livre a le mérite de l&#8217;exhaustivité. Il aborde tous les types de médias et remonte même jusqu&#8217;à 1850 pour mettre en perspective les évolutions qu&#8217;a connu la profession. Tous les grands problèmes du reportage de guerre ont droit à leur paragraphe. Quitte à sembler peut-être trop scolaire et faire figure de manuel&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Originalité essentielle de la démarche : &#8221; le regard extérieur&#8221;. Ne pas être du sérail permet sans doute de se montrer plus critique. D&#8217;ailleurs, quand on demande à Alexandre Janvier s&#8217;il a l&#8217;intention de réaliser un jour son rêve et de devenir lui-même grand reporter,  il reste évasif. A croire que son enquête a démystifié ses idoles&#8230; &#8220;<em>Je ne dis pas que j&#8217;ai été refroidi, mais j&#8217;ai découvert certaines contraintes, certains dangers que je ne soupçonnais pas. La vie de famille, par exemple, devient très compliquée. Les trois quarts des interviewés sont divorcés&#8230;&#8221;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Baptiste Touverey</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Alain Buu vu par Alain Buu</title>
		<link>http://blogcfj.prixbayeux.org/2008/10/11/alain-buu-vu-par-alain-buu/</link>
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		<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 14:10:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Jacquet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

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		<description><![CDATA[
VERBATIM. Surtout connu pour ses photographies des cavaliers afghans, Alain Buu s&#8217;est aussi longuement intéressé à la question de l&#8217;enfant-roi en Chine. Le photojournaliste a accepté de commenter certaines de ses photos. 



Un adolescent se fait porter par sa mère, à Pékin, en août 2006 (Alain Buu)


2006, Pékin. En Chine, j&#8217;ai observé que la politique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/imgp4628web.jpg"><img class="size-medium wp-image-1058 alignright" style="margin: 2px 6px;" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/imgp4628web-200x300.jpg" alt="Alain Buu, surtout connu pour ses photographies sur les cavaliers afghans." width="99" height="149" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>VERBATIM. Surtout connu pour ses photographies des cavaliers afghans, Alain Buu s&#8217;est aussi longuement intéressé à la question de l&#8217;enfant-roi en Chine. </strong><strong>Le photojournaliste a accepté de commenter certaines de ses photos.</strong><strong> </strong></p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1136" class="wp-caption alignleft" style="width: 282px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/enfantunique07web.jpg"><img class="size-medium wp-image-1136" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/enfantunique07web-300x238.jpg" alt="Un adolescent se fait porter par sa mère, à Pékin, en août 2006 (Alain Buu)" width="272" height="215" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Un adolescent se fait porter par sa mère, à Pékin, en août 2006 (Alain Buu)</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>2006, Pékin. </strong>En Chine, j&#8217;ai observé que la politique de l&#8217;enfant unique menée depuis près de trente ans est centrale. Une génération entière d&#8217;enfants devenus des rois, mais aussi des dictateurs&#8230; Des gamins pourris, il faut le dire. Bien plus que le sont les enfants occidentaux. Bientôt, cette génération arrivera au pouvoir et sa mentalité ferait presque peur.<span id="more-1057"></span></p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai choisi une photo prise sur la place Tian&#8217;anmen qui résume très bien cet esprit : on y voit un mari portant le sac de sa femme. Et sa femme, portant son fils sur le dos. Un fils qui doit avoir plus de 12 ans! Des scènes comme celle-ci, on en voit à tous les coins de rue. Comme de plus en plus d&#8217;enfants chinois, cet ado est obèse. Les parents gavent leur enfant, croyant agir par amour. D&#8217;ailleurs, en Chine, le sur-poids est même devenu synonyme de bonheur et de richesse&#8230;</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1144" class="wp-caption alignright" style="width: 289px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/enfantunique36web.jpg"><img class="size-medium wp-image-1144" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/enfantunique36web-300x239.jpg" alt="Les enfants d'une école clandestine continuent de hisser le drapeau chinois chaque matin (Alain Buu)" width="279" height="223" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Les enfants d&#8217;une école clandestine continuent de hisser le drapeau chinois chaque matin (Alain Buu)</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>2007, banlieue de Pékin. </strong>Prendre cette photo a été très difficile. J&#8217;ai dû négocier pendant très longtemps, puis promettre que je ne divulguerais ni l&#8217;adresse ni le nom de cet endroit. Il s&#8217;agit d&#8217;une école clandestine, un autre effet pervers de la politique de l&#8217;enfant unique. Puisque les familles n&#8217;ont pas le droit d&#8217;avoir deux enfants, et que tout le monde veut un fils pour perpétuer la lignée, il existe de très nombreux enfants fantômes. Ils ne sont pas déclarés auprès des autorités, n&#8217;ont pas de papiers, pas d&#8217;existence légale. L&#8217;école, normalement gratuite et obligatoire, ne peut pas les accueillir. Résultat, de nombreuses écoles clandestines, privées et payantes se sont créées. Celle-ci en est une. Le plus paradoxal dans cette histoire, c&#8217;est que même rejetés par l&#8217;Etat, ces enfants continuent de hisser le drapeau chinois tous les matins, et de chanter les chants patriotiques.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est l&#8217;une des grandes difficultés lorsqu&#8217;on travaille en Chine : le patriotisme tourne à l&#8217;obsession. Donc je suis obligé de m&#8217;y rendre avec un visa de touriste. Lorsque j&#8217;arrive à un endroit pour prendre des photos, je ne reste jamais plus de 20 minutes, pour éviter d&#8217;être repéré.</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1139" class="wp-caption alignleft" style="width: 291px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/enfantunique62web.jpg"><img class="size-medium wp-image-1139" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/enfantunique62web-300x238.jpg" alt="En juillet 2007, des parents recherchent leur petite fille enlevée (Alain Buu)" width="281" height="223" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">En juillet 2007, des parents recherchent &#8220;petite fleur&#8221;, leur fille enlevée quatre jours plus tôt (Alain Buu)</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>2007, Yunnan. </strong>Lorsque j&#8217;ai pris cette photo, j&#8217;ai tout d&#8217;abord pensé qu&#8217;elle était mauvaise. Je cherchais à illustrer un phénomène en pleine explosion en Chine : l&#8217;enlèvement des petits garçons. Mais sur ce cliché, pris dans un petit village du Yunnan (sud), une région connue pour ses enlèvements, les parents recherchent une fille. Au début, je n&#8217;ai pas compris. En fait, puisque tout le monde cherche à avoir des garçons, un déséquilibre démographique terrible est en train de se créer. De plus en plus de garçons, de moins en moins de filles. Et donc des hommes qui, plus tard, n&#8217;arrivent pas à trouver de femmes. Alors certaines familles ont trouvé la parade : elles enlèvent des petites filles, les élèvent, et quinze ou vingt ans plus tard, les marient àleurs fils. On appelle ça la &#8220;compagne pour la vie&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alexis Jacquet</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Mexique met le feu à la poudre</title>
		<link>http://blogcfj.prixbayeux.org/2008/10/11/le-mexique-met-le-feu-a-la-poudre/</link>
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		<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 13:51:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélinda Trochu</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[débat]]></category>

		<category><![CDATA[guerre]]></category>

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		<description><![CDATA[DÉBAT. La guerre n&#8217;oppose pas toujours deux pays, deux ethnies&#8230; Au Mexique, l&#8217;État a décidé d&#8217;éliminer les cartels de la drogue. 
Cette guerre méconnue était au centre de la soirée projection-débat, vendredi soir, place Gauquelin- Despallières. Etaient présents les journalistes Gwen Le Gouil, Arnaud Aubron, Anne Vigna, ainsi que Michel Koutouzis, consultant pour la Commission [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>DÉBAT. La guerre n&#8217;oppose pas toujours deux pays, deux ethnies&#8230; Au Mexique, l&#8217;État a décidé d&#8217;éliminer les cartels de la drogue. </strong></p>
<div id="attachment_1192" class="wp-caption alignright" style="width: 282px"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/sg108085web1.jpg"><img class="size-medium wp-image-1192" title="sg108085web1" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/sg108085web1-300x200.jpg" alt="Photo : Alexis Jacquet" width="272" height="182" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Alexis Jacquet</p></div>
<p style="text-align: justify;">Cette guerre méconnue était au centre de la soirée projection-débat, vendredi soir, place Gauquelin- Despallières. Etaient présents les journalistes Gwen Le Gouil, Arnaud Aubron, Anne Vigna, ainsi que Michel Koutouzis, consultant pour la Commission européenne sur les trafics, et Jean-Jacques Kourliandsky, <span id="more-1183"></span>chercheur à l&#8217;Institut de relations internationales et stratégiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Depuis janvier 2007, le Mexique, c&#8217;est 6000 morts liés au narcotrafic, 600 enlèvements et une trentaine de journalistes tués ou disparus »</em>, annonce en début de soirée Marco Nassivera d&#8217;Arte, animateur du débat. Le ton est donné. La guerre au Mexique a été déclarée par le président Felipe Calderon en décembre 2006 aux cartels de la drogue. Depuis, la population en paie le tribut.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour commencer la soirée, un documentaire de Gwen Le Gouil « <em>Le Mexique en guerre contre les cartels</em> », tourné en juin-juillet, a été diffusé au public bayeusain. Le reportage débute sur des images de cercueils et de femmes en pleurs. Résultat d&#8217;une fusillade sanglante. Six policiers mexicains ont été abattus par les cartels de la drogue dans le Sinaloa, dans l&#8217;ouest du Mexique. Le pays, gangréné par le commerce de la drogue, est engagé dans une guerre sans ligne de front. Une guerre où l&#8217;armée mène le combat.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nerf de cette guerre, c&#8217;est la frontière américaine. Les cartels déploient des trésors d&#8217;imagination pour passer leurs cargaisons. A l&#8217;exemple de ces tunnels construits dix mètres sous terre et dotés d&#8217;air conditionné et de vidéosurveillance.</p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1193" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/sg108096web1.jpg"><img class="size-medium wp-image-1193" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/sg108096web1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Arnaud Aubron et Michel Koutouzis (Alexis Jacquet)</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">La guerre influe sur le quotidien des Mexicains. Par peur, ils préfèrent souvent se taire plutôt que de dénoncer des caïds. Aujourd&#8217;hui, au Mexique, les villages fantômes se multiplient, les croquemorts sont aux aguets après chaque fusillade, les journalistes sont menacés de mort&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« De fait, les journalistes mexicains sont devenus correspondants de guerre du jour au lendemain »,</em> analyse Gwen Le Gouil. <em>« Il y a une réelle campagne de terreur lancée contre les médias », </em>ajoute Anne Vigna, <em>« des rédactions ont même reçu des têtes dans des boîtes. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais d&#8217;autres journalistes sont aux ordres des « narcos ». <em>« Car personne n&#8217;est incorruptible quand on met le prix. Il y a suffisamment d&#8217;argent pour corrompre jusqu&#8217;aux plus hautes autorités de l&#8217;État »</em>, explique Michel Koutouzis, consultant pour la Commission européenne sur les trafics.</p>
<p style="text-align: justify;">La culture du « narco » fait rêver, dans une société pauvre. <em>« Il n&#8217;y a pas vraiment d&#8217;autres moyens de devenir riches dans ces États-là »</em>, explique Anne Vigna. Et puis, parfois, les narcotrafiquants parent aux défaillances de l&#8217;État pour les routes, l&#8217;électricité&#8230; <em>« Sans compter que l&#8217;argent de la drogue pénètre la vie politique »,</em> ajoute Jean Jacques Kourliandsky, chercheur à l&#8217;Institut de relations internationales et stratégiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, cette guerre est-elle vaine ? Pour Michel Koutouzis, malheureusement, <em>« rien ne peut arrêter le trafic de drogue. Il y aura toujours des routes alternatives. Il y aura toujours des pays faibles ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mélinda Trochu</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le documentaire &#8221; Le Mexique en guerre contre les cartels &#8221; sera diffusé </em><em>le 25 octobre <em>sur la chaîne Arte.</em></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Keffieh, bodyguards et Kalachnikov</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 13:49:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Msika</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[afp]]></category>

		<category><![CDATA[agence]]></category>

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		<category><![CDATA[proche-orient]]></category>

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		<description><![CDATA[
TEMOIGNAGE. Ces journalistes reviennent de Kaboul et sont déjà prêts à repartir pour Bagdad. A Bayeux entre deux reportages, ils narrent leur quotidien en Irak.
L&#8217;arrivée à l&#8217;aéroport de Bagdad est déjà une mission à part entière pour un reporter de guerre. &#8220;Il faut avoir de l&#8217;expérience&#8220;, confirme Lucas Menget, de France 24, qui va régulièrement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>TEMOIGNAGE. Ces journalistes reviennent de Kaboul et sont déjà prêts à repartir pour Bagdad. A Bayeux entre deux reportages, ils narrent leur quotidien en Irak.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;arrivée à l&#8217;aéroport de Bagdad est déjà une mission à part entière pour un reporter de guerre. &#8220;<em>Il faut avoir de l&#8217;expérience</em>&#8220;, confirme Lucas Menget, de <em>France 24</em>, qui va régulièrement en Irak depuis cinq ans. Il est essentiel avoir des contacts sur place qui puissent venir jusqu&#8217;à l&#8217;aéroport, par l&#8217;une des routes les plus dangereuses du pays. Le plus souvent, ces contacts préfèrent envoyer un chauffeur <span id="more-925"></span>sans lien avec le journaliste. Un code discret doit avoir été prévu pour que les deux hommes puissent se reconnaître à l&#8217;aéroport.</p>
<p><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/irak-052web2.jpg"><img class="size-full wp-image-1156 alignleft" style="margin: 2px 6px;" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/irak-052web2.jpg" alt="Alexis Jacquet)" width="357" height="248" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les rues de Bagdad, le quotidien n&#8217;est pas plus simple. Pour la plupart des correspondants, il est impossible de sortir sans escorte. Le grand reporter au <em>Monde </em>Patrice Claude raconte <em>: </em>&#8220;<em>Pour mes trajets, je suis accompagné par une voiture suiveuse. </em><em>A l&#8217;intérieur, des gardes du corps, un pistolet sous la chemise, une Kalachnikov aux pieds</em>. <em>Il est très difficile de prendre plus de deux rendez-vous par jour. </em><em>Les déplacements prennent toujours des heures</em>.&#8221;</p>
<p style="text-align: justify;">Difficile en effet de passer inaperçu avec un air d&#8217;occidental. Pour se fondre dans la masse, les journalistes enlèvent tout artifice de modes et lunettes de soleil. Certains se laissent même pousser la barbe. Patrice Claude reconnaît porter parfois un keffieh et un bonnet pour dissimuler ses cheveux. Les femmes, elles, se cachent souvent sous un voile et évitent ainsi de se faire fouiller. Mais cette prudence n&#8217;a pas empêché les prises d&#8217;otages de journalistes occidentaux. Malgré les pressions que le Quai d&#8217;Orsay a exercées sur les journalistes pour les inciter à quitter l&#8217;Irak, certains y sont restés. Et ils ont vu la situation s&#8217;enliser. Les attentats se sont multipliés et les rues se sont vidées. &#8220;<em>Dans certains quartiers, on voyait des têtes décapitées laissées dans les rues de Bagdad</em>&#8220;, se souvient Lucas Menget.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce climat, fabriquer un reportage met beaucoup plus de temps. Parfois, il faut ruser. Pour passer les check points gardés par les sunnites ou par les chiites, des reporters choisissent la ruse. &#8220;<em>Pour passer plus vite les check points</em> (gardés soit par des sunnites, soit par des chiites), <em>certains journalistes prennent dans leur voiture des cassettes de prières chiites et sunnites pour s&#8217;adapter à chaque check point</em>&#8220;, raconte Patrick Baz. Etre comme un caméléon, porter l&#8217;habit de l&#8217;autre pour ne pas se faire remarquer fait partie du quotidien des reporters en Irak pour diminuer les risques. Mais ceux qui subissent le plus les horreurs de la guerre sont les journalistes irakiens. Depuis le début du conflit, entre 200 et 300 d&#8217;entre eux ont disparu.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Emmanuelle Msika</strong></p>
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		<title>Anthony Lappé, des balles aux bulles</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 13:14:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Monferran</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

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		<description><![CDATA[


Anthony Lappé, en pleine séance de dédicace après la table-ronde (XM)


RENCONTRE. Vendredi, lors de la table-ronde sur la BD-reportage, le public du Prix Bayeux a pu découvrir un personnage singulier. Un journaliste américain qui a choisi la bande-dessinée pour rendre compte de ce qu&#8217;il a vu et entendu en Irak. 
Pour lui, tout commence dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1077" class="wp-caption alignright" style="width: 210px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/sg108075.jpg"><img class="size-medium wp-image-1077" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/sg108075-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Anthony Lappé, en pleine séance de dédicace après la table-ronde (XM)</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>RENCONTRE. Vendredi, lors de la table-ronde sur la BD-reportage, le public du Prix Bayeux a pu découvrir un personnage singulier. Un journaliste américain qui a choisi la bande-dessinée pour rendre compte de ce qu&#8217;il a vu et entendu en Irak. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour lui, tout commence dans un rade de New York. Un soir où il a trop bu, avec un pote. Anthony Lappé est alors journaliste au <em>New York Times</em>, il revient d&#8217;Irak et raconte ses aventures à cet ami, qui lui rétorque illico qu&#8217;il devrait en faire une bande-dessinée. <em>Shooting War</em> est né. Un bd-reportage - le premier sur l&#8217;Irak-qui raconte les tribulations d&#8217;un jeune photographe de presse, fougueux <em>&#8220;pris au piège du journalisme grand public&#8221;</em>.<span id="more-1056"></span> <em>&#8220;Un jeune journaliste que moi-même j&#8217;ai été&#8221;</em>, confesse Anthony Lappé, qui signe le scénario de ce &#8220;comic book&#8221; satirique qui situe le conflit dans un futur proche, en 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Irak, c&#8217;est une révélation pour Lappé. L&#8217;élément déclencheur. Explosions meutrières, cadavres dans les rues, têtes tranchées, il est sans concession : <em>&#8220;La guerre est violente, et je voulais la montrer de façon crue&#8221;</em>. Quitte à susciter la polémique. <em>&#8220;On m&#8217;a critiqué à cause d&#8217;une scène de sexe. Mais bien qu&#8217;ils couvrent une guerre, les journalistes, comme tout le monde, continuent de faire l&#8217;amour&#8221;</em>. C&#8217;est dit.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme dans tout &#8220;récit graphique&#8221;, il y a une part de fiction. Une part de réel aussi. Comme le dialogue entre un lieutenant-colonel et son interprète irakien : <em>&#8220;Tout le monde a dit qu&#8217;un militaire de ce rang ne pouvait pas s&#8217;exprimer ainsi. Que ça sonnait faux. Pourtant, c&#8217;est peut-être l&#8217;élément le plus réaliste de la bande-dessinée&#8221;</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;auteur a du recul sur tout ça. Ce qu&#8217;il retient, au final, c&#8217;est qu&#8217;avec <em>Shooting War </em>il a enfin réussi à se <em>&#8220;libérer&#8221;</em> de ce qu&#8217;il avait vu là-bas. Et réussi à <em>&#8220;parler aux jeunes qui de prime abord ne sont pas intéressés par le sujet&#8221;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Xavier Monferran</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Shooting War</em>, d&#8217;Anthony Lappé et Dan Golman, Les Arènes, 22,80 euros.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>&#8220;Le moindre localier est correspondant de guerre&#8221;</title>
		<link>http://blogcfj.prixbayeux.org/2008/10/11/le-moindre-localier-est-correspondant-de-guerre/</link>
		<comments>http://blogcfj.prixbayeux.org/2008/10/11/le-moindre-localier-est-correspondant-de-guerre/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 07:42:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Monferran</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[Mexique]]></category>

		<category><![CDATA[narco-trafic]]></category>

		<category><![CDATA[Somalie]]></category>

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		<description><![CDATA[INTERVIEW. Le journaliste Gwen Le Gouil a présenté en avant-première à Bayeux un reportage sur la guerre contre les narcotrafiquants au Mexique. Pour le blog CFJ-Prix Bayeux, il explique les enjeux de ce conflit.



Peut-on vraiment parler de guerre au Mexique, au même titre qu&#8217;au Moyen-Orient ou en Afrique?



Le président Felipe Calderon lui-même a déclaré la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp" style="text-align: justify;"><strong><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/illustration-mexique-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-971 alignleft" style="margin: 2px 6px;" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/illustration-mexique-1-300x188.jpg" alt="" width="285" height="174" /></a>INTERVIEW. Le journaliste Gwen Le Gouil a présenté en avant-première à Bayeux un reportage sur la guerre contre les narcotrafiquants au Mexique. Pour le blog CFJ-Prix Bayeux, il explique les enjeux de ce conflit.</strong></div>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;"></div>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<ul>
<li><strong>Peut-on vraiment parler de guerre au Mexique, au même titre qu&#8217;au Moyen-Orient ou en Afrique?</strong></li>
</ul>
</div>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;"></div>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">Le président Felipe Calderon lui-même a déclaré la &#8220;guerre&#8221; <span id="more-941"></span>aux cartels. Ce n&#8217;est pas un conflit institutionnel, avec une ligne de front. Pourtant l&#8217;armée mène une guerre qui a provoqué la mort de 6000 personnes en deux ans. La police est tellement corrompue - et Calderon le reconnaît lui-même - que le président a décidé d&#8217;envoyer l&#8217;armée. La police a été démise de ses fonctions, en quelque sorte.</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les Etats-Unis ont-ils un rôle bien défini dans ce conflit?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Leur influence est directe. Elle nourrit le narco-trafic. 90% de la cocaïne qui se trouve aux Etats-Unis transite par le Mexique. C&#8217;est à cause d&#8217;eux que le Mexique s&#8217;est mis au narco-trafic. Et les américains soutiennent cette guerre, ce qui constitue une vive incitation à la lutte armée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment jugez-vous la couverture médiatique de cette guerre contre les cartels ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elle est inexistante. On en parle depuis six mois seulement. Mais il est très difficile de couvrir ce conflit depuis la France. Aux Etats-Unis, c&#8217;est beaucoup plus étonnant : on en parle pas du tout. Le sujet est tout simplement absent des médias américains.</p>
<p><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/illustration-mexique.jpg"><img class="size-medium wp-image-977 alignleft" style="margin: 2px 6px;" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/illustration-mexique-300x193.jpg" alt="" width="300" height="193" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A quoi s&#8217;exposent les journalistes mexicains qui s&#8217;intéressent à ce sujet ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ils risquent leur vie. Au quotidien, beaucoup se contentent de rédiger des compte-rendus factuels. Mais ceux qui enquêtent en profondeur ont une espérance de vie très courte. Ceux qui s&#8217;intéressent notamment aux liens entre les cartels et les politiques sont régulièrement enlevés, disparaissent ou se font tuer. Au Mexique, le moindre localier est de fait correspondant de guerre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans quelles conditions avez-vous réalisé ce reportage ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au départ, nous devions être &#8220;embedded&#8221; avec l&#8217;armée mexicaine. Mais le gouvernement a changé d&#8217;avis, et ne voulait plus communiquer. Nous, on voulait suivre le quotidien des soldats. Mais c&#8217;était très compliqué. Nous avons donc suivi le quotidien des mexicains dans cette guerre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vous avez été été retenu huit jours durant par des miliciens somaliens en décembre 2007. Depuis cette prise d&#8217;otage, prenez-vous plus des précautions sur le terrain aujourd&#8217;hui?</strong></p>
<p><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/000_par1680847.jpg"><img class="size-medium wp-image-989 alignright" style="margin: 2px 6px;" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/000_par1680847-300x196.jpg" alt="" width="300" height="196" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En Somalie, c&#8217;était un accident. La faute à pas de chance. Mais il est vrai que je fais plus attention. Au Mexique, à chaque fois qu&#8217;il y avait une tuerie, chaque jour, on se rendait sur place le plus vite possible. Puis on retournait sur les lieux plus tard pour interroger les témoins, les proches des victimes. Le risque, c&#8217;était de prendre une balle perdue et de mettre le nez là où il ne fallait pas. Dans un village où il y a eu des tueries, par exemple, nous sommes restés seulement deux petites minutes parce qu&#8217;on sentait qu&#8217;il y avait un réel danger.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce reportage, c&#8217;est votre troisième sujet sur le Mexique. L&#8217;Afrique, c&#8217;est terminé ?</strong></p>
<p class="wp-caption-dt" style="text-align: justify;">Non, j&#8217;y retourne même dès lundi pour faire un reportage en Afrique du Sud. Mais c&#8217;est la première fois que je remets les pieds sur le continent depuis mon enlèvement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Propos recueillis par Xavier Monferran</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #808080;"><em>Le documentaire &#8220;Le Mexique en guerre contre les cartels&#8221; sera bientôt diffusé sur la chaîne Arte.</em></span></p>
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