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	<title>Le blog du Prix Bayeux-Calvados &#187; Olivier Weber</title>
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	<pubDate>Sun, 21 Jun 2009 17:45:03 +0000</pubDate>
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		<title>Les confidences de Monsieur l&#8217;ambassadeur</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 17:59:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Touverey</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[interview]]></category>

		<category><![CDATA[Olivier Weber]]></category>

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VERBATIM. Le 17 septembre, en Conseil des ministres, Olivier Weber était nommé ambassadeur « itinérant », chargé de la lutte contre la criminalité. Cet ancien lauréat du prix Bayeux (prix Ouest-France Jean Marin), jusque-là grand reporter au Point, n&#8217;est pas un novice. De la Tchétchénie au Cambodge, en passant par l&#8217;Irak et l&#8217;Afghanistan, il a [...]]]></description>
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<div id="attachment_226" class="wp-caption alignleft" style="width: 126px"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/7157_image-weber.jpg"><img class="size-full wp-image-226" style="2px 6px;" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/7157_image-weber.jpg" alt="Olivier Weber" width="116" height="172" /></a><p class="wp-caption-text">Olivier Weber</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>VERBATIM. Le 17 septembre, en Conseil des ministres, Olivier Weber était nommé ambassadeur « itinérant », chargé de la lutte contre la criminalité. Cet ancien lauréat du prix Bayeux (prix Ouest-France Jean Marin), jusque-là grand reporter au <em>Point</em>, n&#8217;est pas un novice. De la Tchétchénie au Cambodge, en passant par l&#8217;Irak et l&#8217;Afghanistan, il a couvert presque tous les conflits majeurs de ces dernières années. Il exprime ses convictions profondes.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le festival</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le festival de Bayeux est mythique, très important. Une sorte de confrérie, souvent chaleureuse, s&#8217;y retrouve, pour porter <span id="more-177"></span>sur le monde un regard attachant et détaché.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La morale </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a dans le reportage de guerre une alchimie entre cynisme et candeur. Il faut du cynisme pour aller voir des bourreaux, des massacres. Parfois, on se rend sur les lieux d&#8217;un massacre, on voit des cadavres, sans être bouleversé en apparence. Et ce n&#8217;est qu&#8217;ensuite, quand on voit une mère pleurer, qu&#8217;on s&#8217;effondre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La fascination </strong></p>
<p style="text-align: justify;">La fascination pour la guerre existe chez certains, mais réduit l&#8217;espérance de vie&#8230; Il serait malsain qu&#8217;elle soit une fin en soi. C&#8217;est bien d&#8217;avoir conscience qu&#8217;on l&#8217;éprouve afin de s&#8217;en dégager.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les frontières </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le grand reportage commence à Paris, quand on va par exemple interroger des employés clandestins. Il n&#8217;y a pas de césure entre le reportage de proximité et le grand reportage. Ce sont les mêmes hommes, les mêmes histoires. Ce n&#8217;est pas le critère géographique de l&#8217;éloignement qui compte, c&#8217;est l&#8217;histoire des hommes. Il s&#8217;agit dans tous les cas de « donner de l&#8217;humain ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le danger</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le postulat du reportage de guerre n&#8217;est pas le danger. Le danger est une conséquence. Le premier critère, c&#8217;est la situation de conflit. Les conflits peuvent être externes ou internes. Une guerre contre la drogue, comme au Mexique, est une guerre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La fiction</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Entre reportage et fiction, les frontières sont floues. Car les deux consistent à décrire une réalité. Parfois la matière romanesque permet de mieux décrire la réalité en la sublimant. Elle rend possible la restitution d&#8217;un vécu émotionnel que le simple rapport des faits ne permet pas. Un des plus beaux romans que j&#8217;ai lus, <em>Un dimanche à la piscine de Kigali</em>, a pour auteur un grand reporter québécois, Gil Courtemanche. Il raconte l&#8217;histoire d&#8217;amour entre un grand reporter et une Rwandaise juste avant le déclenchement du génocide. J&#8217;ai lu beaucoup d&#8217;essais, de documents sur le génocide rwandais, mais c&#8217;est ce roman que j&#8217;ai préféré. Par l&#8217;aspect subjectif, on dit des choses qu&#8217;on n&#8217;aurait pas pu dire autrement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Baptiste Touverey</strong></p>
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