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	<title>Le blog du Prix Bayeux-Calvados &#187; vietnam</title>
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	<pubDate>Sun, 21 Jun 2009 17:45:03 +0000</pubDate>
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		<title>Philip Jones Griffiths, la mémoire du Vietnam</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 18:10:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Jacquet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bayeux en direct]]></category>

		<category><![CDATA[Philip Jones Griffiths]]></category>

		<category><![CDATA[photos]]></category>

		<category><![CDATA[portrait]]></category>

		<category><![CDATA[vietnam]]></category>

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		<description><![CDATA[PORTRAIT. Ses photographies du Vietnam ont choqué l’opinion publique, au point de remettre en cause l’engagement militaire de l’Amérique dans le conflit. Philip Jones Griffiths est mort d’un cancer le 18 mars dernier, à 72 ans. Le festival organise une rétrospective sur l’ancien président de Magnum.
Philip Jones Griffiths a fait ses premiers pas de photojournaliste&#8230; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>PORTRAIT. Ses photographies du Vietnam ont choqué l’opinion publique, au point de remettre en cause l’engagement militaire de l’Amérique dans le conflit. Philip Jones Griffiths est mort d’un cancer le 18 mars dernier, à 72 ans. Le festival organise une rétrospective sur </strong><strong>l’ancien président de Magnum</strong><strong>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Philip Jones Griffiths a fait ses premiers pas de photojournaliste&#8230; dans une minuscule officine de Piccadilly Circus, à Londres. Il travaille de nuit, auprès des junkies et des prostitués. Sujets occasionnels de clichés qu’il vend au <em>Manchester Guardian.</em><span id="more-188"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En 1966, fini la pharmacie, ce sera la guerre d’Algérie. Après avoir rejoint la célèbre agence Magnum, le jeune homme part au Vietnam pour deux mois. Il y restera cinq ans. Sur place, les militaires américains, fiers d’exposer leur patriotisme, lui ouvrent toutes les portes. Mais l’œil du journaliste est sans concession. La violence des combats, la détresse des familles vietnamiennes et la désillusion des soldats américains sont fixés sur la pellicule. Sans mise en scène, mais sans fard. Et les légendes, descriptions cliniques des faits, servent son propos. “<em>Personne, depuis Goya, n’a dépeint la guerre comme Philip Jones Griffiths</em>”, dira de son travail Henri Cartier-Bresson. A tel point que la presse n’achète pas les clichés du Gallois.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu importe, il en tirera un ouvrage : <em>Vietnam Inc.</em> “<em>Un livre engagé. J’ai vu trop d’horreurs pour rendre un travail distancié</em>”, explique-t-il au <em>Monde</em>, en 2001. “<em>Je veux que le lecteur jamais ne ferme les yeux</em>”. Il couvre aussi les conséquences économiques et culturelles de la guerre. Prostitution, enfants soldats, exportation du rêve américain à grand coup de cigarettes et de magazines pornographiques, Philip Jones Griffiths veut montrer les Américains “<em>imposer au monde leur système de valeurs</em>”.</p>
<p style="text-align: justify;">Le livre est un succès. 40 000 exemplaires vendus en moins de trois semaines. Et les conséquences se font sentir dès la parution. L’opinion publique américaine, abasourdie, découvre la violence du conflit. Le président sud-vietnamien de l’époque interdit même au photographe de revenir sur place. Ce qui ne l’empêche pas d’y retourner plusieurs fois dans la clandestinité. En 2003, les conséquences à long terme de la guerre font même l’objet d’un nouvel ouvrage. Il s&#8217;agit d&#8217;<em>Agent Orange</em>, du nom d’un herbicide utilisé par les GI’s pour détruire la végétation avant d’installer leurs campements. Les conséquences sur la population sont terribles : malformations, handicaps lourds, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Jusque dans les couloirs de l’agence Magnum, dont il prend la tête de 1980 à 1985, il défend sa vision engagée d’un photojournalisme de dénonciation. “<em>Une activité d’anarchistes</em>”, dit-il. Loin du monde de l’art dont s’est ensuite rapprochée l’agence.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alexis Jacquet</strong></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_236" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/par939891.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-932" src="http://blogcfj.prixbayeux.org/wp-content/uploads/2008/10/par939891-300x205.jpg" alt="" width="300" height="205" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">1968, bataille de Saïgon. La politique américaine au Vietnam reposait sur l’idée selon laquelle les paysans poussés vers les villes par le bombardement en tapis des campagnes seraient en sécurité. Par ailleurs, isolés de leurs traditions, ils seraient plus à même d’adopter les valeurs de la société de consommation. Cette « restructuration » de la société connut un revers de fortune lorsque, en 1968, la mort faucha également les enclaves urbaines.</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><em>Du 6 au 31 octobre, entrée libre<br />
Espace d&#8217;art actuel Le radar<br />
24, rue des Cuisiniers à Bayeux</em></p>
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